Wladimir et Jeanne Morin

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Wladimir Morin (1879-1943)

et Jeanne Morin née Derobert (1896-1925)

Cimetière des Français – Tombes B02 et B03

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 Wladimir et Jeanne, propriétaires de l’Hôtel Morin de Hué

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Un demi siècle sépare ces deux photographies ; à gauche, en 1904, photo de l’hôtel Guérin de Hué. En 1906, à la suite d’un typhon, il est racheté par Wladimir Morin et devient le « Grand Hôtel Morin de Hué ». Commence alors une saga humaine et commerciale, celle des 6 « Etablissements Morin Frères », qui constituera la première chaîne d’hôtels – on parlait alors de « comptoirs » – du Vietnam. Elle se terminera (ou plutôt sera interrompue) en 1951. Photo de droite : 1951, Da Nang, Edmond Morin et sa femme quittent le Vietnam. Un autre demi siècle plus tard, en 2001, l’hôtel rénové renouera avec son histoire en invitant officiellement la famille Morin et en demandant à notre association d’aider à sa réhabilitation.

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En décembre 2006, les autorités de la province de Thua Tien décidaient de déplacer l’ancien Cimetière des Français de Hué, situé près de la cathédrale de Phu Cam, vers le site de Thuy Phuong, à 13 km au sud de la ville, près du village du même nom, pour permettre la construction d’une école sur son précédent emplacement.
Le long travail patient de l’Ambassade de France à Hanoï a porté ses fruits : les tombes ont fait l’objet d’une intelligente restauration et d’un entretien décent, dans un cadre de verdure unique, au pied de la cordillère annamitique.
Au milieu de cette plaine des tombeaux, parmi les stèles portant les noms de personnalités françaises ou vietnamiennes inséparables de l’histoire de Hué depuis Louis XVI, deux sépultures fleuries se signalent chacune par un portrait reproduit sur la pierre : Wladimir et Jeanne ne regrettent pas de reposer ensemble dans ce cadre d’une surprenante sérénité, dans ce pays qu’ils aiment, où ils ont réussi leur saga : celle des « Etablissements Morin Frères ».

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La direction de l’actuel hôtel Morin de Hué continue de fleurir et d’entretenir les tombes de Wladimir et de Jeanne, dans le respect de leur souvenir et de la continuité de l’histoire du bâtiment historique. (Photos J. Cousso)
La volonté des directeurs vietnamiens de l’Hôtel Saïgon Morin d’être fidèles à la mémoire de leurs prédécesseurs et à la continuité historique de l’établissement est une preuve éclatante et sans doute inattendue de cette réussite.
Wladimir pouvait refaire, maintenant rassuré, le singulier chemin qui l’avait mené, fils d’une famille pauvre du Jura, à la tête de la première grande chaîne d’hôtels (on disait alors «comptoirs») de l’Indochine. Il mesurait tout ce que sa fortune, dans les deux sens du terme, devait à la rencontre avec l’amour de sa vie : Jeanne Derobert.
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AAVH – AP1837 Morin Husson – Hué, 1947 – Vue aérienne du centre ville – Hôtel Morin et pont Clemenceau

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L’’Hôtel Saigon Morin en 2012 (Photo J. Cousso)