Paul et Auguste MARBOEUF

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Biographie succincte de Français, civils ou militaires, de toutes conditions, enterrés au Cimetière des Français de Phu Cam transféré en 2006 sur le site de Thuy Phung. Les textes relatifs à leurs destins ont été sélectionnés par Jean Cousso. Ils ont été rédigés, soit par les familles des défunts, soit par le comité de Rédaction de l’AAVH, soit par les auteurs de l’ancien BAVH. Merci à la famille Marboeuf pour les documents qu’elle a bien voulu nous communiquer. Merci de signaler tous textes ou images inappropriés.

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« Les souvenirs, comme les tombes, s’entretiennent…. »

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Auguste Henri Désiré Marboeuf (1883-1951)

Inspecteur des Eaux et Forêts de l’Annam

 Cimetière des Français – Tombe F22

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MARBOEUF x light Auguste-Henri

 

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Paul Auguste Marboeuf (1927-1946)

Mort Victime du Devoir

 Cimetière des Français – Tombe F23

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MARBOEUF x light Paul-Auguste

 

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Les médailles d’un Français combattant : Auguste Marboeuf

L’impressionnante collection des décorations obtenues pendant sa longue carrière par Auguste Marboeuf, tant à titre militaire qu’à titre civil, témoignent, plus qu’un récit, des vertus d’un homme exceptionnel, qui fait honneur à son pays.

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AP001553 Sogny Marien Croix sur Auguste LightCache

AAVH AP1553 Sogny Marien – Hué, 1925 – Remise de la médaille militaire à Auguste Marboeuf. A l’occasion de la revue des troupes, remise de la Médaille militaire à M. Marboeuf, Ingénieur des Travaux Publics (reconnaissable en blanc au milieu de la ligne gauche de Tirailleurs).
Médaille coloniale (Tonkin) -1904
Croix de guerre 1914-1918 (1 étoile d’or) – 20 juillet 1918
Médaille des blessés (1914-1918) – 20 juillet 1918
Médaille commémorative (1914-1918) – 1919
Croix du Combattant (1914-1918) – 26 juin 1919
Chevalier du Dragon d’Annam – 6 avril 1921
Kim Khanh de 2° classe – 19 juillet 1923
Médaille militaire – 29 novembre 1924 (photo ci-dessus)
Kim Tien de 1ère Classe – 20 novembre 1929
Médaille de Verdun – 15 mai 1930
Médaille de la Victoire (1914-1918) – 9 octobre 1934
Médaille d’honneur des Eaux et Forêts – 20 novembre 1934
Chevalier du Mérite Agricole Métropolitain – 3 août 1935
Chevalier du Mérite Agricole Annamite – 9 décembre 1936
Croix du Combattant Volontaire (1914-1918) – 24 août 1938
Officier du Mérite Agricole Annamite – 15 février 1914
Chevalier du Mérite Agricole cambodgien (Sowathara) – 17 janvier 1943
Croix de Guerre 1939-1945 (1 palme) – 1er juillet 1946
Croix de Guerre T.O.E. (1 palme) – 1er Mars 1947
Légion d’Honneur (Chevalier) – 1er mars 1947
Croix des  Combattants – 1948
(Document communiqué à l’AAVH par Jean-Pierre Marboeuf, fils d’Auguste Marboeuf)

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Le patriotisme, le courage et l’honneur d’une famille

Deux documents, parmi d’autres, témoignent du patriotisme, du courage et de l’esprit de sacrifice des Marboeuf pendant la tourmente que traverse Hué entre 1945 et 1947. Le premier se déroule dans les tout premiers jours qui suivent le Coup d’état japonais du 9 mars 1945. Le deuxième se situe lors du Siège de Hué (9 décembre 1946 – 5 février 1947).

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I – Le Coup d’Etat japonais – Du 9 mars au 2 août 1945

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Relevé des événements survenus au jour le jour (du 9 mars au 2 août 1945), consécutifs à l’arrestation de Paul Marboeuf, 63 ans et de son fils Paul, 17 ans et demi, par le chancelier Ishida accompagné de soldats japonais en armes. Extrait du témoignage de M. Auguste Marboeuf remis à Jean Cousso par M. et Mme Jean-Pierre Marboeuf (Bouzigues, juin 2006)
« Samedi 10 mars 1945, vers sept heures du matin, mes trois fils Georges, Lucien et Fernand étaient sortis. Je restais donc à la maison avec ma femme, mon fils Paul 17 ans et ses deux petits frères de six et cinq ans.
L’attaque de la nuit continuait toujours à la caserne de la Garde Indochinoise deThua Thien. A cette heure, vers sept heures, un camion japonais contenant Madame et Monsieur Cazenave, Madame et Monsieur Moule et deux tirailleurs annamites, fut attaqué en face de mon immeuble devant le square. Atteint d’une grenade lancée du poste de défense du jardin de Monsieur Démarrets, les pneus crevés, le camion s’arrêta et le feu s’ouvrit des deux côtés. Avec mon fils Paul, par une grande baie vitrée de l’escalier de la maison, nous assistâmes au début de la bagarre. Vers 8h30, des renforts japonais avec un fusil mitrailleur et d’autres armes firent que les trois défenseurs du poste français allaient être débordés. Mon fils Paul alla prendre dans mon bureau un mousqueton d’artillerie Lebel et cinq cartouches. Les Japonais avaient pénétré dans le petit square à 50 m environ de notre fenêtre. Ouvrant le vasistas du bas de la baie vitrée, j’ouvris le feu et un soldat japonais, caché derrière une des murettes du square, retomba sur le côté. Après quelques coups de feux je partis au bureau chercher des cartouches et mon fils prit l’arme à son tour. Un autre soldat, touché à la tête, s’effondra ; mais à ce moment nous fûmes aperçus probablement, ou en tout cas la direction de nos balles nous fit repérer. Une mitraillette japonaise nous répondit et des vitres de la fenêtre furent brisées. Nous avons encore tiré, mais, devant la riposte, nous sommes montés sur une terrasse de ma chambre à coucher qui dominait le square. Mon fils a encore tiré quatre ou cinq balles et un autre soldat japonais retomba sur le côté. A ce moment ma femme appela de la salle à manger où elle s’était réfugiée avec les deux petits ; mes trois autres fils venaient de rentrer en traversant des jardins annamites des immeubles voisins. Déposant l’arme derrière mon armoire, nous sommes descendus rassurer ma femme qui ne nous avait pas entendus tirer, tout ayant été fermé et les balles japonaises ayant criblé les murs du côté du square.
Nous sommes alors tous partis après avoir fermé les fenêtres et les portes de l’immeuble et, sautant par-dessus les murs voisins, nous avons abouti à la procure de l’évêché vers 9h30, d’où nous sommes partis à 10h15 pour aller jusqu’à l’Ecole technique ou mes enfants ont déjeuné. Partis à 13h30, nous sommes passés dans l’immeuble en face de chez Monsieur et Madame Charlas, d’où nous sommes retournés chez nous vers 16 heures. Le camion japonais abandonné était toujours là et, vers 17h30, un camion annamite est venu le prendre en remorque, accompagné par deux soldats japonais.
Dans la nuit, vers 10h30 du soir, j’ai enveloppé le mousqueton dans un journal et j’allai le déposer dans une haie touffue, derrière l’immeuble de Monsieur Tillard, chef de l’Enseignement.
La même nuit, mon fils Paul habillé en blanc comme un Annamite est venu le prendre et le jeter dans le canal près de l’escalier de l’immeuble de M. Viendè, ainsi que les cartouches restantes et les douilles vides. Le mousqueton d’artillerie m’avait été fourni par l’inspecteur de la Garde indochinoise, David, ainsi que des cartouches après avoir sollicité vainement Monsieur Loisy de me vendre le sien. Cette vente faite, Monsieur David m’avez bien recommandé de ne pas l’ébruiter.
Dimanche 11 Mars : Vers 13 heures, le secrétaire du consulat Yamazaki et des soldats japonais en armes se présentèrent chez moi, 18 avenues Khai Dinh et, sur la dénonciation du professeur du lyceum V. A. T. (d’après ce qu’il a dit devant moi et mes fils), le nommé T.T.D. Secrétaire du Consulat japonais, venu en personne porter ses accusations avec Yamazaki et les soldats japonais, il fit procéder à l’arrestation de mes quatre fils Georges et Lucien, 19 ans, Paul 17 ans et demi, et Fernand 16 ans.
Menacé d’un revolver par Yamasaki et d’un Sabre nu par un officier japonais, les enfants furent sommés de désigner lequel d’entre eux avait tué, la veille, deux soldats japonais et blessé un troisième, sinon ils allaient être immédiatement exécutés.  Non intimidés, il nièrent tous les quatre jusqu’au bout. Sur un ordre de Yamasaki, les soldats japonais les ficelèrent très étroitement et les emmenèrent en camion, camion dans lequel avaient été déposés des postes de radio et des armes réquisitionnés chez les Français.
Conduits à la gendarmerie japonaise à 13h30, les quatre jeunes gens furent enfermés dans une pièce où se trouvaient déjà le lieutenant colonel Richaud, un capitaine et l’adjudant chef Belloc, lequel était blessé à la tête, et enfin l’inspecteur en chef Delsalle de La Garde indochinoise.
Après 45 minutes, Ishida et un officier japonais sont venus annoncer aux militaires qu’ils allaient partir au Mang Ca. Les militaires chargèrent mes enfants qui pouvaient librement aller aux commodités de jeter des papiers importants dans les waters et le capitaine x les pria, s’ils étaient mis en liberté, d’aller a l’Hotel Saur, chambre numéro 2 pour brûler des papiers se trouvant dans son petit bureau. Au bout d’un moment ils furent emmenés par des soldats japonais en armes.
Après le départ des militaires français, Ishida et un officier japonais commencèrent l’interrogatoire de mes quatre fils et essayèrent de les intimider en les menaçant d’exécution s’ils ne se dénonçaient pas. Vers 17 heures, n’ayant pas obtenu les aveux qu’ils désiraient, ils relâchèrent provisoirement, dirent-ils, mes quatre fils en leur disant de ne pas sortir de leur maison, l’enquête  suivant son cours.
Mes fils quittèrent la Gendarmerie deux par deux sur l’ordre formel d’Ishida et en passant à l’hôtel Saur, ils firent la commission au directeur de l’hôtel, ne pouvant y entrer eux-même sans risques, étant trop surveillés.
Mercredi 14 Mars 1945 : arrêté chez moi à 10h30 avec mon fils Paul, (17 ans et demi) le mercredi 14 mars par Ishida, deux soldats japonais en armes et un Annamite (ex élève de la Providence) et amenés en auto à la sûreté française devenue Sûreté Japonaise, nous y retrouvons Monsieur Abgrall arrêté depuis le lundi 12 mars à 6 h du matin.
Nous sommes sans nourriture jusqu’au lendemain 11 heures. Avons été interrogés dans le hall de la Sureté par un sous-officier deux fois dans l’après-midi, assez correctement. Avons couché par terre dans la salle d’attente de la Sûreté sur une natte en compagnie de Monsieur Abgrall qui jusque-là avait été logé dans la cabine téléphonique.
Jeudi 15 Mars : avons été emmenés à huit heures depuis la salle d’attente de la sûreté et mis dans une cellule de 1 m 25/85 avec Monsieur Abgrall. Vers deux heures de l’après-midi nous montâmes dans un camion : Monsieur Abgrall, mon fils Paul, moi-même, un sergent nommé Martel est un sous-officier, cordonnier de la Concession et accompagnés par des Japonais en armes, nous fûmes transportés à la prison provinciale de Thua Thien. Monsieur Abgrall, mon fils et moi sommes descendus du camion qui emmenait les deux sous-officiers au Mang Ca. Nous trois fûmes, au poste de garde, fouillés par le sergent japonais chef de la prison aidé d’un Japonais local. Après la fouille nous sommes enfermés dans une grande salle où nous avons rencontré Messieurs Gélicourt, Pierre Quang, Bathman et Louis Roomes, tous agents de la Sûreté. Un quart d’heure après, la porte de la salle s’ouvrit et mon fils et moi avons été ramenés en auto à la Sûreté et renfermés dans la même cellule que précédemment. Vers 21h30 est arrivé dans la cellule Monsieur Paravasini, Brigadier Douanes et Régies a Lai An, assez fortement blessé par suite des brutalités exercées sur lui par plusieurs Japonais et annamites dont le boxeur Kim Anh, champion poids plume d’Indochine. »…/…

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II – Le siège de la maison Marboeuf – Nuit du 20 décembre 1946

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(…/…) Vers 2h40, dès le premier obus tombé sur la zone, les adversaires armés ont démoli le mur séparant notre maison de l’immeuble voisin. Une demi-heure après, ils ont envahi la cour du bâtiment. De l’étage, mes deux fils et moi avions pris position aux fenêtres avec, cha­cun, une musette contenant six grenades et soixante cartouches de mousqueton japonais dont nous étions armés. Les assaillants que nous avons bien vus ont immédiatement essayé de forcer la porte de l’office donnant sur la cui­sine avec des coupe-coupe et autres instruments. Mon fils Paul et moi étions chacun à une fenêtre de l’étage donnant à droite et à gauche sur le passage couvert où était située l’entrée de la maison qu’ils tentaient de forcer. Nous a­vons lancé chacun deux grenades sur le groupe comprenant au moins une trentaine de personnes. Aussitôt l’explosion, cris « oi chao oi, chet roi, » hurlements et dé­bandade derrière les dépendances. Mon autre fils Fernand avec sa musette de grenades et son mousqueton, s’occupait de l’entrée principale où des assaillants essayaient d’enfoncer la porte. Il jeta deux grenades et tira de la terrasse sur des individus qui s’enfuirent et ne revinrent plus de ce coté.
A ce moment le jardin entourant l’immeuble était en­vahi par plusieurs centaines d’hommes armés qui, au com­mandement d’un chef, essayaient de franchir le mur de notre jardin face à l’immeuble de Mr Desmarets où était installée la CB.2.
Des rafales les empêchaient de franchir ce mur. Ils essayèrent à trois reprises de recommencer mais leurs ten­tatives furent chaque fois brisées.
Mon fils Paul et moi déchargeâmes à plusieurs reprises nos mousquetons sur les adversaires. La lutte continua à droite et à gauche de l’immeuble, à laquelle nous participâmes de trois de nos fenêtres.
Sur la façade sud de la maison, une deuxième et troisième tentative de forcer la porte de l’office furent brisées par jet de grenades. Par la suite un silence d’une demi-heure nous parut insolite. Pendant ce temps, dans l’obs­curité et dans un silence complet, une forte charge d’explo­sif était placée contre la porte de l’office. Vers cinq heures, une grande détonation retentit suivie d’une épaisse fumée qui envahit tout l’immeuble. La porte de l’office venait de céder et tout le bas de la porte était arraché.
Mon fils Paul et moi avons compris et à chaque tenta­tive pour pénétrer par cette porte, quelques coups de mous­queton et de grenades à droite et à gauche interdisaient l’accès de l’immeuble. Le mur de l’enclos, face à la CB.2 était garni d’hommes en armes qui circulaient derrière les dépendan­ces. Mon fils et moi tirions sur eux et environ une dizaine de chargeurs furent vidés sur ces assaillants qui disparurent en abandonnant leur tentative d’assaut. N’ayant plus que quatre grenades sur dix-huit, vers 6h15 nous avons appelé le poste en face de chez nous, sollicitant un renfort de quelques hommes et surtout des munitions, car on tirait toujours sur nos fenêtres.
Un quart d’heure après, vers 6h 30, six hommes commandés par un sous-officier sont arrivés devant la porte principale. Je suis descendu de l’étage, deux grenades à la main, croyant bien le rez-de-chaussée occupé, mais en m’avançant, j’ai pu cons­tater que pas un des adversaires n’avait pénétré par la porte qu’ils avaient fait sauter près d’une heure aupara­vant. Il est vrai que de l’étage notre défense de cette entrée avait été active. J’ai alors ouvert la porte principale et les militaires sont entrés chez moi. Nous avons pu nous reposer.
Mais mon fils Paul qui avait été harcelé par un assaillant caché au coin de la cuisine qui tirait sur sa fenêtre sans arrêt à chaque mouvement qu’il faisait, décida de descen­dre dans les dépendances pour avoir cet acharné. Un mili­taire et mon fils Fernand descendirent avec lui et péné­trèrent chacun dans une chambre des dépendances et, par les fenêtres qui donnaient sur l’arrière de la maison, ont ouvert le feu sur des hommes armés. Paul en descendit un ; malheureusement un deuxième se trouvait à proximité, et avant que ce malheureux ait pu se couvrir, il reçut une balle en pleine poitrine, tournoya sur lui-même, lâcha son fusil, fit deux pas en avant et s’effondra. Il avait été tué sur le coup. Son frère Fernand sortit alors de la cham­bre voisine ainsi que le militaire qui les avait accompa­gnés, mais le tir ayant repris violemment, ils durent ren­trer sans pouvoir emporter le corps.
Nous avons continué la lutte par jet de grenades, mitraillage par mitraillette légère sur les maisons voi­sines.
Enfin nous avons évacué la maison en emportant trois valises et quelques paquets. Les militaires qui occupaient la maison durent quitter l’immeuble en emmenant le corps de mon fils l’après-midi à 15 heures…/…

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Auguste Marboeuf, un acteur essentiel de la réalisation de la Station Climatique de Bana

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Auguste Marboeuf a joué un rôle important dans la naissance de la Station d’Altitude du Centre Annam. Se reporter au menu « La Station d’Altitude de Bana » sur le présent site.
Extrait du chapitre : étapes de la réalisation de Bana :
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– En 1904, H. Cosserat, installé à Tourane, qui s’occupe plus spécialement des produits forestiers de la région, explore la montagne avec son ami Tavel pour y étudier sur place particulièrement ces arbres à latex signalés par le Capitaine Debay, et dont il pense qu’ils peuvent donner du caoutchouc.
– Juin 1906, deux autres colons de Tourane, Messieurs Meunier et Demars, employés de la Compagnie des Thés de l’Annam (ancienne maison Lombard et Cie de Tourane), se servent également du sentier Debay dans l’exploration qu’ils entreprennent du massif à la recherche eux aussi d’arbres à caoutchouc.
-Un arrêté du 31 Janvier 1912 fait de la montagne de Bà Nà une Réserve forestière. Cette décision allait faire faire un grand pas à l’étude du massif et contribuer pour beaucoup à attirer l’attention sur lui.
– 1915, le Service Forestier prend l’initiative de rechercher ce qui pouvait rester de l’ancien sentier Debay.
– Octobre 1915, M. Marbœuf chef de la division forestière de Tourane séjourne en haut du massif pendant vingt et un jours. Il fixe l’emplacement de la future garderie sur le sommet de Bà Nà et en dirige la construction. Celle dernière constitue le premier édifice administratif de Bà Nà.
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