L’ALAS, association amie

AAVH CosseratALAS

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Adresse du site de l’ALAS : www.alasie.fr
But de l’Alas : « … Resserrer les liens d’amitié et de solidarité entre toutes les personnes qui, à un titre quelconque, ont fait partie du Lycée Albert Sarraut d’Hanoï »
Président : Vu Hoang Chau – Secr. Gén. Liliane Surun

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L’amitié entre notre association et celle des Anciens du Lycée Albert Sarraut date de la naissance de l’AAVH en 1996. Elle allait d’elle-même, pour ne pas dire qu’elle s’imposait, pour plusieurs raisons : notre société se composait déjà pour partie de membres de l’ALAS ; nos objectifs statutaires et nos « valeurs » se rejoignaient ; nos anciens avaient traversé ensemble les heurs et les malheurs de cette Indochine dont nous voulons préserver la mémoire ; des acteurs essentiels de l’AAVH naissante étaient membres de l’ALAS : Jean Despierres, Ratou Cosserat, Annick Marien née Sogny…
Dès lors, la coopération active ALAS-AAVH ne s’est jamais démentie. Côté ALAS, Louise Brocas en fut la cheville ouvrière, nous conseillant utilement, intervenant régulièrement pour l’ALAS lors de nos colloques, aidant à l’organisation de nos « grands moments » communs, …. toujours à nos côtés dans les moments difficiles…
Soutenue par le Président Chau, cette collaboration n’est pas prête de s’interrompre. Notre vaillante AAVH ne peut que s’en réjouir.

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Images d’une fidèle et utile coopération

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Image ALAS

Exemple d’une coopération exemplaire : la journée du 7 novembre 2006 aux Missions Etrangères de Paris, organisée conjointement par nos associations. L’ALAS y présentait son « Mémoire du Lycée Albert Sarraut de Hanoi » et l’AAVH, son CD Rom de 5000 photographies de 1884 à 1954 « Mandarins, Marsouins, Missionnaires et Colons »

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03 AG Première  04 Margie et M. Aurillac

La toute première AG de l’AAVH se tient à Bordeaux chez Françoise et Antoine Chuéca, elle est composée d’une majorité d’Alasiens… toujours à nos côtés le 18 juin 1996 lors de la présentation officielle de l’AAVH à Paris, en présence des ministres Margie Sudre (Francophonie), Michel Aurillac (Coopération), Philippe Dechartres, et de nombreuses institutions (EFEO, Guimet, …)

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13 ALAS Sénat     12 Despierres

Louise Brocas-Huard intervient pour l’ALAS, aux côtés d’Etienne Legac, son Président, lors du colloque organisé au Sénat à l’initiative de l’AAVH (« Sauvegarde de la Mémoire de l’Indochine par les Associations »). Jean Despierres, à droite, membre de l’AAVH, interviendra pour l’AAVH, dont il est le Vice-Président.

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zzz Marien et Brigitte light      41 MEMBRES d

A g. Brigitte Cousso aux côtés d’Annick Marien née Sogny et d’Albert Marien, acteurs de l’AAVH. A dr. dîner niçois à la suite d’une A.G. composée pour l’essentiel de membres communs à nos deux groupements.

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Histoire du lycée

(source : Site de l’ALAS ; extraits de  » Mémoire des Anciens du Lycée de Hanoï Albert Sarraut » – 1910-1955 (1965)

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103a Vallebelle Hanoi, 1941 - CD22 Entrée principale du Lycée Albert Sarraut rue Destenay

AAVH Fiard, 1941 – Entrée Principale du Lycée Albert Sarraut de Hanoï

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Dans les années 1910, un groupe de jeunes architectes de l’Ecole Française d’Athènes, dont Ernest Hébrard, Tony Garnier et Henri Prost, commencèrent à lancer des notions précises d’organisation urbaine, diffusées par la Société Française des Urbanistes dès 1911.
Les principes mis au point par cette école attirèrent tout particulièrement l’attention du Ministre des Colonies Albert SARRAUT et du Gouverneur Général Maurice LONG, qui firent appel à E. HEBRARD pour donner de nouvelles structures aux grandes villes d’Indodchine….
Un règlement général a été promulgué en 1918 sur les indications d’Albert SARRAUT et, dès 1917, les décisions avaient été prises pour la construction des bâtiments destinés à abriter les classes d’un établissement couronnant le système scolaire permettant l’accès au baccalauréat et aux différents enseignements de l’Université Indochinoise.
La construction des bâtiments fut terminée en 1920. Les plans semblent devoir être attribués à l’architecte BUSSY si on les rapproche du style transitoire entre un classicisme « Beaux Arts » et une légère tendance « Art Nouveau » comme on le trouve à la Résidence Supérieure du Tonkin.
Pour donner un certain éclat au vestibule d’honneur et à la bibliothèque des professeur, il demandé à Joseph PONCHIN d’exécuter un décor peint sur les murs de ces pièces. Les thèmes choisis ont été « la France apportant à l’Indochine les bienfaits de la civilisation », pour les murs de l’entrée (en deux panneaux de 28 mètres carrés représentant symboliquement les cinq pays de l’Union Indochinoise) et des allégories des Arts, de l’Agriculture, du Commerce et de l’Industrie pour la bibliothèque.
Les cours situées entre les différentes « barres » de bâtiments étaient plantées de micocouliers et une allée centrale bordée de deux murs de verdure offrant aux jeunes filles la possibilité de prendre l’air entre deux cours.
Des installations techniques comme l’amphithéâtre permettant d’éventuelles projectons de films et les laboratoires de physique et de chimie étaient alors à la pointe du progrès en matière de pédagogie.
Dès 1912, la construction d’un lycée avait été décidée. Au début de 1919, les services du Collège Paul Bert, devenu en 1918 « Lycée de Hanoï » furent transférés à l’Avenue Brière de l’Isle et le nouvel établissement encore inachevé ouvrait cependant ses portes.
Les travaux commencés en 1918 furent terminés en 1920, les bâtiments furent inaugurés et occupés.
A la rentrée de 1923, le bâtiment de façade était complété, et le Lycée de Hanoï se présentait tel qu’il est aujourd’hui. Le nom d’Albert Sarraut lui fut attribué par arrêté du 23 juillet 1923.

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Situation

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Le Lycée Albert Sarraut est situé près du Palais du Gouverneur Général. Aux abords du Grand Lac et du Jardin botanique, il est orienté de façon à bénéficier des courants d’air frais, et a l’avantage de se trouver dans le quartier de la ville le plus paisible et le plus sain. Loin du mouvement et des bruits de la rue, les élèves y poursuivent leurs études dans les meilleurs conditions climatiques, pour ainsi dire d’un bout à l’autre de l’année scolaire. Celle-ci va du 15 septembre au 15 juin.
Les dernières années du lycée
(source : extrait du document rédigé par Nguyên Minh Vu, ancien élève promotion 1951-1954 à partir de L’Annuaire de l’Association des Anciens du Lycée Albert Sarraut édité en 2009)
Lors de l’année 1943, par suite des bombardements, le lycée a dû être évacué hors de Hanoï. La plus grande partie, avec le proviseur Loubet, s’installa au Tam Dao ; une autre partie, jumelée avec le collège Paul Bert, sous la direction de M. Silhou, s’organisa à Sam Son. Quelques élèves émigrèrent, les uns au lycée Yersin de Da Lat, les autres au lycée du Protectorat replié à Thanh Hoa.
Après le coup de force japonais (9 mars 1945), plus rien ne fonctionna, y compris le lycée Albert Sarraut.
Le 4 février 1947, sous la direction de Mme Raspail, précédemment directrice du Collège des Jeunes Filles françaises, le lycée Albert Sarraut rouvrit ses portes, accueillant 700 élèves s’installant provisoirement dans les locaux du collège, rue Félix Faure, aujourd’hui rue Tran Phu, car une partie des locaux du lycée était détruite par les bombardements, nécessitant, pour la réparation, des crédits et du temps.
Au mois de Septembre 1948, les travaux étant achevés, le lycée réintégra l’ancien établissement, se développa sans arrêt, et dans l’année scolaire 1953-54, l’effectif atteignit 2400 élèves.
Après le Accords de Genève (1954), le gouvernement français et le gouvernement vietnamien signèrent une convention culturelle (7 avril 1955) prévoyant le fonctionnement du lycée Albert Sarraut pendant 10 ans, son transfert dans les locaux du collège Paul Bert et le changement en établissement privé pris en charge par la Mission laïque française. L’enseignement doit suivre le programme vietnamien, la langue d’enseignement était le Vietnamien, le Français n’étant que langue vivante principale, enseigné depuis les classes primaires. Enfin l’enseignement était gratuit.
L’année scolaire 1955-56, le lycée commença à fonctionner suivant ce statut avec 590 élèves pour atteindre en 1959-60 le point culminant de 1420 élèves.
La dernière année scolaire (1964-65) compta 966 élèves. Après cette année, le Lycée Albert Sarraut de Hanoi cessa définitivement ses activités.
Après 46 ans d’activité (1919-1965) le Lycée Albert Sarraut de Hanoi avait formé des milliers d’élèves français et vietnamiens, parmi lesquels de nombreux personnages célèbres, comme le Général Vo Nguyen Giap, le savant Hoang Xuan Han, l’avocat Nguyen Manh Tuong, l’historien-poète Pham Huy Thong, le philosophe Tran Duc Thao, l’érudit Pham Duy Khiêm. Celui-ci, excellent élève, obtint une bourse, suivit Khâgne à Louis-le-Grand, en même temps que Georges Pompidou et Léopold Sédar Senghor, fut reçu à l’École Normale Supérieure rue d’Ulm, sortit de l’École en 1931, revint enseigner au lycée en 1935…Quelques Laotiens, anciens élèves du Lycée, devenaient célèbres aussi, comme les princes Souvana Phouma, Souphanouvong.
Tous ces anciens élèves du lycée, par leurs grandes contributions, étaient de bons exemples pour des multiples générations des jeunes. Beaucoup de générations d’anciens élèves du Lycée Albert Sarraut au Vietnam participèrent activement aux deux Résistances contre les Français et les Américains, révélant ainsi leur amour de la Patrie; beaucoup d’autres des promotions après 1954, prirent part au Mouvement d’Innovation, contribuant à promouvoir l’industrialisation et la modernisation du Vietnam nouveau.