AP0570-Sallet

Titre : Annam, Tourane, 1928 – Portrait d’un médecin militaire humaniste

Notice : Albert Sallet photographié en 1928. Il est alors chargé par le Protectorat de l’étude scientifique de la pharmacopée “sino-annamite en Annam”. Albert Sallet vu par le docteur Le Van Ky et par S.E. Pham Quynh. ” C’est d’abord en 1941, en Annam, dans ces provinces qu’il avait quittées depuis onze années. Un Vietnamien, le docteur Le Van Ky, médecin-chef à Song Cau (mon premier poste d’administrateur), me parlait d’Albert Sallet. “Il n’était pas seulement pour moi un chef et un aîné, mais un ami véritable. Et c’est un grand savant, connaissant bien mieux que beaucoup de nous notre histoire et nos traditions. Oui, c’est un très grand mandarin. Il ne méprisait pas les petits, les moins titrés. Malgré sa condition d’Européen, et notre différence d’âge et de grade, il ne voulait pas que je l’appelle “Quan” (c’est-à-dire à peu près : seigneur), mais seulement “Ong “, ce qui peut se traduire par oncle, ou frère aîné… Et lui m’appelait également “Ong”, au lieu de me dire “Em”, terme un peu condescendant signifiant “petit frère”, que nous imposent d’autres Blancs qui ne le valent pas. Ah ! Monsieur, si la France ne nous envoyait que des gens comme lui ” ! Un an plus tard, en 1942, un illustre Vietnamien me parlait à son tour d’Albert Sallet. Il s’agit de Son Excellence Pham Quynh, alors ministre de l’intérieur de l’Empire d’Annam ; je m’entretins avec lui lors de son voyage dans le Sud-Annam où il accompagnait S. M. Bao-Dai. Il m’exprima lui aussi son admiration de lettré, et son amitié pour ce grand “mandarin d’Occident” qui connaissait si bien le peuple vietnamien, “Grand lettré, grand savant, si plein d’égards envers nous, et digne d’être honoré comme l’un des nôtres. “ (Témoignage rapporté par Georges Proux, ami intime d’Albert Sallet)

Mots Clefs : Annam Quang Nam Tourane 1928 Santé – Médecin