AP0536-Sallet

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Titre : Annam, 1930 – Vue aérienne de Tourane

Notice : Photographie prise d’est en ouest. Au premier plan, l’estuaire de la Rivière de Tourane et le quai Courbet. Au centre, l’Hôtel Morin. Au fond à droite, la baie de Tourane et en arrière-plan, la montagne de Ba Na coupée à son étage moyen. Notule : Un siècle d’histoire de Tourane (1787-1888)  » Par le traité du 28 novembre 1787 signé par l’envoyé du prince Nguyen (Gia Long) et le ministre de Louis XVI, le roi de Cochinchine et son Conseil d’Etat céderont à perpétuité à Sa Majesté Très Chrétienne, ses héritiers et successeurs, le port et le territoire de Han Lan et la péninsule (baie de Tourane), les îles adjacentes de Fai Fo au midi et de Hai Wen au nord. Mais la Révolution et la suite des événements ne permirent pas d’occuper ces concessions. La baie de Tourane étant le mouillage le plus voisin de Hué, c’est ici que les marins français vinrent jeter l’ancre chaque fois qu’un de leurs nationaux était molesté par les autorités annamites. Ainsi, successivement, le capitaine Laplace apparut avec la « Favorite » en 1831, le commandant Lévêque avec « l’Héroïne » en 1843, le contre-amiral Cécille en 1845, l’amiral Lapierre avec la « Gloire » et la « Capricieuse » en 1847 ; ils avaient ordre de faire des démonstrations de force pour faire cesser les persécutions entreprises par la cour de Hué et les martyres exercés contre les missionnaires catholiques français et espagnols. Ces ambassades furent parfois mal écoutées et quelques-unes, comme celle de 1847 puis celle de Montigny en 1856, durent faire usage de leurs armes pour se défendre. Le gouvernement de Napoléon III résolut d’agir plus vigoureusement et une flotte se rendit sur les côtes d’Annam. L’Espagne, ayant à venger des insultes faites à ses nationaux, se joignit à l’expédition. Le 1er septembre 1858, les ouvrages qui commandaient au sud l’entrée de la baie de Tourane, furent enlevés par moins de 2.000 hommes, dont un contingent hispano-philippin. Une garnison fut laissée dans la presqu’île de Tien Cha, tandis que la flotte alliée se rendait en Cochinchine pour occuper Saïgon. Les Annamites fortifièrent alors quelques points de la chaîne du Col des Nuages que l’amiral Rigault de Genouilly dut attaquer en septembre 1859. Enfin, les alliés évacuèrent Tourane le 23 mars 1860 pour renforcer leur établissement de Cochinchine. Par le traité de Saïgon du 5 juin 1862, le port de Tourane fut ouvert au commerce français, puis par celui du 25 août 1883, ce privilège fut étendu aux étrangers. Tourane fut érigé en centre urbain et en concession par ordonnance de Dong Khanh le 3 octobre 1888. (Extrait du Guide Madrolle – Indochine du Sud – 1939) Sur les premières relations commerciales entre Bordeaux et Tourane de 1817 à 1824, voir AP0519.

Mots Clefs : Annam Quang Nam – Tourane 1930 Vue aérienne Cl. Aéro Militaire Indochine