AP0519-Sallet

AP0519-Sallet

Titre : Annam, 1925 – Voilier dans la baie de Tourane (2)

Notice : Notule : Les premières relations commerciales entre Bordeaux et Tourane (1817 à 1824) L’aventure commerciale du Bordelais Balguerie commence par son mariage avec Melle Stuttenberg, fille d’un riche négociant établi aux Chartrons. A la mort de son beau-père, il s’associe avec le baron Sarget pour monter une affaire d’armement maritime : « Balguerie, Sarget et Cie ». Les traités de 1816 permettent aux armateurs français de reprendre la mer. L’objectif est de rallier la mer de Chine, de charger les cargaisons de sucre et de les ramener à Bordeaux, alors première place d’Europe pour le raffinage des sucres de canne (32 raffineries). Balguerie obtient des autorités françaises l’admission des sucres en provenance de l’Annam, avec modération des droits. Le navire « La Paix » quitte Bordeaux en mars 1817. Peu après, le « Henry », d’un autre armateur (Philippon), lui emboîte les voiles. 6 mois après, Chaigneau et Vannier, conseillers de l’empereur Gia Long, les accueillent à Tourane et facilitent leurs démarches. Mais les Chinois sont passés avant eux pour acheter les lots disponibles de sucre de qualité. Au retour, « La Paix » fait naufrage. Seul le « Henry » atteindra Bordeaux en août 1818. Malgré ces déceptions, Balguerie-Stuttenberg et l’armateur Philippon tiennent à exploiter l’ouverture consentie par Gia Long. Le « Larose » (qui remplace « La Paix ») et le « Henry » repartent pour Tourane en 1819. Au retour, Chaigneau et Vannier s’embarquent sur le « Henry » pour représenter Gia Long auprès de Louis XVIII. En 1820, seul le « Larose » repart de Bordeaux, embarquant Chaigneau, chargé en qualité d’agent de France de négocier un traité de commerce avec l’empereur Gia Long. Mais il trouve à Hué son successeur Minh Mang qui n’a plus les mêmes dispositions que Gia Long. S’ajoutent à cela des difficultés d’ordres politique (naissance du « Parti Colonial ») et économique (suppression du « demi-droit »). Enfin, le « Neptune » de Balguerie fait naufrage dans la baie de Tourane en 1822. Le comptoir ouvert à Tourane en 1817, géré par l’ancien subrécargue de « La Paix » ferme ses portes en 1824. Il faudra attendre 30 ans pour que reprennent, par la force des événements politiques, les relations commerciales entre Bordeaux et Tourane. (D’après Delphine Boissarie – Mémoire de maîtrise : « La maison bordelaise Denis Frères et l’Extrême-Orient » – 2005) Sur « Un siècle d’histoire de Tourane (1787-1888) », voir AP0536. Sur les sampans et les jonques, voir AP1398.

Mots Clefs : Annam Quang Nam Tourane 1925 Chaigneau – Vannier Bordeaux Comptoir – Diplomatie