AP0052-Sallet

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Titre : Environs de Hué, vers 1925 – Tombeau annamite (2)

Notice : Les caractères chinois classiques sur le côté gauche de la carte peuvent être traduits par : « Tombe de monsieur Kao Wen ». Notule : Tombeaux annamites : L’enceinte On comprend, sous ce terme, non seulement l’enceinte proprement dite qui entoure la tombe, mais aussi divers autres éléments qui sont étroitement associés à l’enceinte : la porte, les écrans protecteurs, la cour pour les salutations et les parapets qui l’entourent, la table à offrandes, le bassin, l’autel du génie du Sol, les colonnes délimitant le terrain interdit. La stèle même fait partie de l’enceinte ; mais son rôle est d’une importance telle qu’elle mérite d’être étudiée à part. La tombe est presque toujours entourée d’une enceinte ; même les tombes en terre, du style le plus simple, en ont une, simple bourrelet de terre ou de pierres sèches, ou d’arbustes. L’enceinte est de plusieurs modèles : circulaire ou ovale, carrée ou rectangulaire ; elle est simple ou double. Il semblerait que la tombe hémisphérique ou semi-ovoïde appelle l’enceinte circulaire ou ovale, la dalle rectangulaire, l’enceinte carrée ou rectangulaire. Il n’en est rien. L’enceinte est désignée par le terme chinois Uynh Thunh « enceinte murée de la tombe ». L’enceinte ovale est dite en forme de selle de cheval, nom qui s’applique aussi à l’enceinte circulaire. Mais le modèle rectangulaire (Khuong Thunh) est très fréquent, à enceinte simple ou double. Et nous arrivons ainsi à l’octogone régulier. Dans ce dernier modèle, un des côtés reste ouvert, pour permettre l’accès à la tombe. Le mur de l’enceinte atteint 1 m. 50 ou 1 m. 80 environ de hauteur dans les tombeaux princiers, mais ordinairement il varie entre 0,40 m et 0,80 m. Sa largeur est variable, à partir de 0, 20 m. Les surfaces du mur, à l’intérieur, sont parfois décorées de motifs ornementaux ou de sujets de genre. Il est percé, en avant, d’une porte donnant accès à la tombe. Cette porte est de plusieurs modèles. Tantôt c’est une simple ouverture dans le mur, tantôt l’ouverture est flanquée de deux piliers, plus ou moins surélevés au-dessus du mur. La « cour » de la tombe est ordinairement circonscrite par des « parapets », murs peu élevés, de 0,20 m à 0,60 m de hauteur, qui donnent à la cour des formes diverses et contribuent pour une bonne part à l’esthétique du tombeau. Le parapet dessine une cour rectangulaire, à deux ouvertures, avec un écran dans le parapet avant, qui est aussi décoré de piliers. L’enceinte renferme encore une table à offrandes. Le bassin est un élément assez rare. Le mort que l’on met en terre vient occuper une partie du domaine du génie du Sol, cet esprit qui joue un si grand rôle dans la vie religieuse annamite. Le terrain qu’occupe le mort est sacré. Son étendue dépend de la position sociale de chacun. Il faut dire ici que, pour les membres de la famille royale, la périphérie du terrain consacré au mort, du terrain « interdit », est délimitée par des colonnes en maçonnerie, en pierres sèches ou en terre. (D’après Léopold Cadière : Tombeaux annamites dans les environs de Hué – 1928 tome 2) Sur la tombe des tombeaux annamites, voir AP0021. Sur la stèle des tombeaux annamites, voir AP0183. Sur la survie des âmes chez les Annamites, voir AP2502.

Mots Clefs : Annam Thua Thien Environs de Hué Vers 1925 Tombeau