AP0466-Sallet

AP0466-Sallet

Titre : Annam, Cu Lao Cham, 1919 – Ouverture marine d’une caverne à nids d’hirondelles

Notice : Cette photo originale, prise en 1919 par M.Hoffet, a été utilisée par le docteur Sallet pour illustrer son article sur les nids d’hirondelles (BAVH, 1930/I). Voir deux autres photos originales du même auteur pour illustrer le même article en AP0465 et AP0471. Notule : Nids d’hirondelles  » La septième urne dynastique du temple The Mieu dans le palais impérial de Hué porte le nom de Tuyen Dinh. Elle retient parmi les détails qui la décorent un certain motif représentant des oiseaux qu’identifient les caractères Yên Oa. Il s’agit des salanganes, c’est à dire des oiseaux aux nids comestibles. Ce sont des espèces qui fréquentent les grands rochers marins, côtes des continents ou écueils des îles dépendant de la partie sud de la mer de Chine. Les salanganes et leurs nids méritaient bien de figurer sur les grandes urnes du Palais au milieu des détails jugés dignes de remarque parmi les choses et les conditions relevant du pays d’Annam. Dans le nombre des nids qui s’exportent à travers le monde d’Extrême-Asie pour les tables des riches et des grands, on sait que ceux des côtes de le vieille Cochinchine sont tenus en particulière estime. Il est inscrit en Annam, parmi les mets acceptés avec faveur pour les repas du souverain, huit productions particulières qui sont de provenance indigène et que l’on nomme Bat Tran, les « huit précieuses ». …/…Les nids d’hirondelles sont classés parmi les aliments les plus recherchés en Extrême-Orient. L’oiseau a plusieurs noms en annamite et en sino-annamite ; c’est le Collocalia Francica Germaini Oustalet ; mais il y a plusieurs espèces ; le nid en forme de bénitier a été l’objet d’une abondante littérature ; il est fait avec un mucus secrété par les glandes salivaires ; l’oiseau habite dans les rochers depuis Java jusqu’au Nord du Tonkin, de préférence au bord de la mer, en Annam, surtout dans les environs de Tourane ; l’exploitation, très difficile, a toujours été affermée ; les nids sont classés en plusieurs catégories, quelques-uns vendus très cher ; c’est pourquoi on les fraude ; utilisés comme aliment, ou comme médicament ; la récolte donne lieu à certaines cérémonies cultuelles et à certaines croyances folkloriques.  » Ces glandes, dit Bernteim, secrètent une quantité considérable d’un mucus épais, visqueux, qui vient s’amasser à la partie antérieure de la cavité buccale. Ce liquide ressemble assez à une solution saturée de gomme arabique ; il est très visqueux et filant. Si l’on en tire un fil de la bouche, et qu’on l’enroule autour d’un bâton, on peut retirer toute la salive de la bouche et même les conduits excréteurs. Elle se dessèche très rapidement et ressemble tout à fait à la substance qui compose les nids. Au microscope, elle présente le même aspect, mise entre deux feuilles de papier, elle les agglutine comme le ferait une solution de gomme. On peut même en entourer des brins d’herbe et les coller les uns aux autres ». (Dr A. Sallet. « Les Salanganes et leurs nids comestibles » BAVH, 1930) Sur l’archipel des Cu Lao Cham , voir AP0465.

Mots Clefs : Annam Quang Nam Cu Lao Cham 1919 Nids d’hirondelles – Salangane Alimentation Oiseau