AP4701-Lesterlin

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Titre : Hanoï, 1884 – Maison de commerçant chinois

Notice : Photographie du docteur Hocquard. Entrée d’un « compartiment » d’une rue commerçante de Hanoï. A propos de ces maisons urbaines, le docteur Hocquard remarque : « l’habitation annamite est étroite et profonde ; on ne se douterait guère, en examinant de la rue sa petite façade, qu’elle masque de spacieux corps de bâtiments, séparés par plusieurs cours ». Dans l’ouverture de la façade se tient un groupe de personnes, le commerçant chinois et un de ses enfants, un Européen en civil, qui pourrait être le docteur Hocquard lui-même, et trois domestiques ou employés annamites. Pendant ses séjours à Hanoï, le docteur Hocquard s’est intéressé au rôle joué par les Chinois dans le commerce. Il écrit dans « Trente mois au Tonkin » le texte de la notule ci-dessous : Notule : Confréries chinoises « Les Chinois habitent le plus beau quartier de Hanoï ; ce sont eux qui ont les magasins les plus importants et les mieux pourvus. Avant notre arrivée dans le pays, tout le commerce était entre leurs mains. L’habitant du Céleste-Empire s’expatrie volontiers pour tenter la fortune. Chaque province de Chine a, en raison de sa situation commerciale et géographique, son pays d’exportation préféré : ainsi les gens de Fou Tchéou ou de Canton viennent volontiers au Tonkin établir des comptoirs. Il en résulte que, à Hanoï par exemple, on compte plus de 500 commerçants chinois originaires de ces deux provinces. A l’étranger, les Célestiaux (sic) ont l’habitude de fonder entre eux des associations ou confréries. Les confréries portent le nom de la ville ou de la contrée d’où proviennent leurs membres. Ainsi il y a à Hanoï les confréries de Canton et de Fou Tchéou. Ces associations rappellent un peu comme organisation nos chambres de commerce. Elles ont un chef responsable qui est élu, pour un temps limité, par tous les membres réunis en assemblée générale. Elles possèdent des affiliés dans toutes les villes importantes du pays qu’elles occupent, et des correspondants en Chine ou à l’étranger. Les Chinois sont extrêmement intelligents. Ils ont des aptitudes commerciales étonnantes : on les a appelés avec juste raison les juifs de l’extrême-orient ». (Médecin Major Hocquard) Les confréries sont plus souvent appelées de nos jours : Congrégations. Sur les congrégations chinoises à Cholon, voir AP1445. Sur les photographies du docteur Hocquart, voir AP4686. Sur la ville marchande de Hanoï, voir AP3298.

Mots Clefs : Tonkin 1884 Commerce – Chinois Auteur : Hocquard Congrégation – Confrérie