AP4648-Gueylard

AP4648-Gueylard

Titre : Chine, 1900 – Expédition internationale contre les Boxers (2)

Notice : Carte postale allemande : Deutsche Druckerei & Verlagsanstalt, Shanghai. Le comte Waldersee inspectant les troupes américaines. Il n’y a pas sur cette carte d’indication sur le lieu de cette parade. On peut supposer que le commandant en chef de l’expédition internationale contre les Boxers a inspecté les troupes avant leur départ en opérations. Ce pourrait être à Ts’ing Tao (Qingdao) que les Allemands avaient annexé en 1897 ; ou Wei Hai Wei que les Anglais ont occupé en 1898. Notule : Le siège des Légations par les Boxers – Les 55 jours de Pékin (19 juin-13 août 1900) La Société Secrète des Boxers (voir son origine dans la notule précédente AP4647), à partir du moment où son caractère patriotique est reconnu par l’édit impérial de janvier 1900, perd son caractère secret, récupère la Société des Grands Couteaux et peut agir ouvertement, avec plus de violence et parfois avec l’aide de l’armée régulière. Dès le milieu de mai 1900 les bureaux et dépôts de la compagnie franco-belge qui construisait le chemin de fer de Pékin vers Hankéou (Wuhan), situés à Pao Ting (Baoding) furent attaqués. Les 41 personnes du personnel ne pouvant se diriger vers Pékin se sont enfuies par la rivière Fu Ho vers Tien Tsin où elles sont bien arrivées. Le ministre de France à Pékin, Stéphen Pichon, ainsi que le ministre d’Italie, comprenant la gravité de l’événement, ont demandé l’envoi immédiat de renforts pour toutes les légations de Pékin. Le 31 mai ces renforts, prélevés sur les garnisons de Tien Tsin et de Takou (Dagu), quittèrent Tien Tsin par un dernier train passant de justesse avant l’attaque de Pékin par les Boxers. Ces renforts comprenaient : 78 fusiliers-marins provenant du croiseur D’Entrecasteaux commandés par le lieutenant de vaisseau Darcy, 87 Russes, 82 Britanniques, 58 Américains, 51 Allemands, 42 Italiens, 34 Autrichiens et 29 Japonais, soit au total 461 hommes. Le même jour les Boxers déclenchent les premiers coups de main sur Pékin. Le 9 juin une colonne de secours supplémentaires demandés par les Ministres à Pékin quitte Tien Tsin : environ 1100 hommes commandés par l’amiral anglais Sir E. Seymour. Mais elle est bloquée à 40km de Pékin et entame une très difficile manoeuvre de repli vers son point de départ. Le 17 juin les Boxers s’emparent de la gare au sud de la ville chinoise, tenue par les Russes. Le 19 juin le siège du Quartier des Légations commence. Environ 800 Européens et quelques milliers de Chinois catholiques s’y trouvent bloqués. Cependant le 19 juin le Tsoung Li Yamen (bureau chinois des relations avec les étrangers) demande à tous les chefs des légations de s’y rendre le lendemain pour organiser leur repli sur Tien Tsin sous la protection de l’armée chinoise. Les diplomates, flairant le piège du fait de l’appui apporté par l’armée aux Boxers, décident de ne pas s’y rendre. Le ministre d’Allemagne, le baron von Ketteler, s’offre de porter seul cette réponse négative. Le 20, en arrivant au Yamen, il est assassiné par des soldats réguliers placés en embuscade. L’attaque générale commence ce 20 juin, sur la légation d’Autriche, une des plus exposées (voir AP4657). Son personnel et ses défenseurs se replient sur la légation de France. Les Russes, à titre de représailles, occupent immédiatement la Mandchourie et les Grandes Puissances décident d’organiser une expédition placée sous le commandement du maréchal allemand comte Alfred Von Waldersee. Elle comprendra 20.000 hommes de 8 nations : Allemagne, Russie, Japon, France, Angleterre, Italie, Etats-Unis et Autriche-Hongrie. Le 21, le ministre de France et les 26 personnes de la légation se réfugient dans la légation d’Angleterre. N’y restent donc que 90 militaires pour la défendre dont ceux du D’Entrecasteaux et 25 Autrichiens. Le 22, la légation d’Italie est incendiée et abandonnée. C’est maintenant celle de France qui est au premier rang, attaquée par 2000 Chinois. La légation occupe un rectangle d’environ 250x200m, soit un périmètre de 900m entouré de murs. Les Chinois attaquent à la mitraille et par incendie. La résistance est efficace. Mais le 13 juillet une large brèche est ouverte par des mines et la moitié orientale doit être abandonnée : toute la défense se replie dans la partie occidentale, appuyée à l’hôtel Tallieu et à la légation du Japon. Le 17 juillet arrêt des attaques, qui reprennent le 5 août. Pendant ce temps que se passe-t-il à Tien Tsin ? Le 10 juin les Boxers aidés par l’armée attaquent la ville et encerclent les concessions le 20. Deux petites colonnes de secours, avec les moyens locaux, partent de Takou les 17 et 20 juin mais ne peuvent atteindre Tien Tsin. Elles récupèrent cependant le 26 juin la colonne Seymour. Quant à l’expédition internationale de secours elle débarque à Takou le 27 juin (voir AP4652), en prend les forts et attaque Tien Tsin le 13 juillet (voir AP4653). Elle la libère le 17 juillet. L’expédition repart pour Pékin le 8 août. Les Japonais insistent pour une marche forcée. Elle arrive le 13 devant les murs de la ville (voir AP4649). Le 14 août des Sikhs et des Japonais entrent dans la Ville Tartare et les Russes dans la Ville Chinoise. Le 15, la légation de France est libérée par le général Frey (voir AP4655). Le 16 août c’est l’évêché qui est libéré et le Palais Impérial occupé. (Comité de Rédaction) Sur la biographie et le fonds Gueylard, voir AP3574. Sur la Révolte des Boxers en Chine de 1896-1900, voir AP4647. Sur le dépeçage de la Chine et les Traités Inégaux, voir AP4941.

Mots Clefs : Chine 1900 Révolte des Boxers Expédition militaire Carte postale allemande