AP0045-Sallet

AP0045-Sallet

Titre : Hué, vers1920 – Ecole Pellerin

Notice : Carte postale de la deuxième série de la collection Morin frères portant le numéro MF. 3. Sur cette collection, voir AP0028. Notule : Hué – L’Ecole Pellerin – Monseigneur Pellerin L’école Pellerin, tenue par les Frères des Ecoles Chrétiennes se trouvait au bord de la Rivière des Parfums, sur la rive droite, peu avant la gare. L’autre école religieuse de Hué était l’Institut de la Providence, construite par Mgr Chabanon (voir AP0007). Les Frères des Ecoles Chrétiennes (œuvre fondée par Jean-Baptiste de la Salle – 1651-1719) avaient pour vocation l’instruction et l’éducation des jeunes. L’institut comptait, en 1838, 238 écoles en France et 53 à l’étranger. En 1866, l’amiral de la Grandière les appela en Cochinchine pour diriger le Collège d’Adran qui avait été créé en 1861 par les Missions Etrangères de Paris (voir AP1473). Ils réussirent si bien que quelques années plus tard ils créèrent des écoles à Cholon, Vinh Long et Bac Trang. En 1889, ils prirent la direction de l’Institution Taberg qui avait été créée en 1874 en faveur des enfants métis abandonnés. De Saïgon, ils rayonnèrent sur toute l’Indochine. En 1894, appelés à Hanoï par Mgr Puginier, ils y fondèrent l’école qui porte son nom. En 1943, la province d’Indochine des Frères des Ecoles Chrétiennes comptait 200 frères dispensant l’enseignement à 6000 élèves dans 16 écoles. Un noviciat pour la formation pédagogique des frères avait été ouvert à Nha Trang en 1933 et leur dernier établissement, le Sacré Cœur de Dalat, ouvrait ses portes en 1941. Monseigneur Pellerin, dont cette école portait le nom, était originaire de Quimper. Né en 1813, il partit pour la Cochinchine orientale en 1843. Nommé évêque en 1846 puis vicaire de la Cochinchine septentrionale (région de Hué) en 1850, il parcourut activement son diocèse malgré les persécutions et fonda un séminaire dans la chrétienté de Di Loan (voir AP0045 et AP1235) qu’il dut fermer en 1854. En 1856, il fut contraint de quitter la Cochinchine et profita de son séjour en France pour plaider la cause des chrétiens persécutés auprès des autorités françaises et de Napoléon III lui-même. Revenu dans son diocèse lors de l’intervention de la flotte française à Tourane, des persécutions redoublées l’obligèrent à se retirer au Collège général de Pinang où il mourut le 13 septembre 1862. (Comité de Rédaction) Sur les Missions Etrangères de Paris, voir AP1473.

Mots Clefs : Annam Thua Thien Hué Vers 1920 Carte postale Ecole – Enseignement catholique