AP4330-Denis-Frères

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Titre : Cochinchine, 1925 – Route de My Tho – Sur un bac

Notice : Photographie prise par Paul Caron (voir 4242), au cours d’un voyage qu’il effectue en 1925 en Cochinchine et en Annam pour rencontrer différents planteurs pour le compte de sa société. Notule : Cochinchine – Géographie et transports Il ne faut pas perdre de vu que, jusqu’au milieu du XIXe siècle, les Européens donnaient souvent à tout l’Empire d’Annam le vocable général de « Cochinchine ». Ce sont les Portugais qui donnèrent au XVIe siècle à ce pays le nom de Cochinchine car ils lui trouvaient de la ressemblance avec le pays de Cochin, sur la côte de Malabar où ils étaient établis, tout en le considérant comme une dépendance de la Chine. Mais il s’agit ici de la Cochinchine proprement dite (ou Basse-Cochinchine), telle qu’elle fut définie au début du XXe siècle dans le cadre de l’Union Indochinoise de Paul Doumer. C’est la partie sud du Viêt Nam, le Nam Ky (=du sud/domaine national), d’une superficie de 65.000 km2 (dimensions maximales : E-W : 480 km ; N-S : 840 km). A part une bande de 80 km de large à son extrémité orientale qui correspond aux dernières marches de la cordillère Annamitique, toute la Cochinchine est à moins de 100 m d’altitude. C’est donc un pays très plat qui présentait en 1926 trois zones de superficies à peu près semblables : forêts au NE et à l’est ; marais ou mangrove (forêt inondée) au N, à l’W et au sud ; rizières au centre. Depuis cette date, des travaux d’aménagement ont notablement réduit la 2e zone au profit de la 3e. C’est dans la zone des forêts et des plateaux du NE que se trouvent les régions favorables à l’hévéaculture, spécialement les terrains basaltiques dits des Terres Rouges (An Loc, Loc Ninh, Bu Dop, Tay Ninh), et dans une bien moindre mesure les terrains d’alluvions siliceuses dits des Terres Grises (au nord de Saïgon). Il y a beaucoup de cours d’eau en Cochinchine dont voici les principaux : le Mékong et son bras séparé depuis Phnom Penh appelé Bassac. Son delta comporte 9 bouches et les Vietnamiens appellent d’ailleurs le Mékong le Song Cuu Long (=rivière/9/dragons). Le Dong Nai est le grand fleuve de l’est. Il reçoit le Song Lagna et la rivière de Saïgon ; les deux Vaïco se jettent dans son delta. Mais ce qu’une carte ne peut montrer, c’est l’enchevêtrement des liaisons entre les cours d’eau reliés les uns aux autres par des rach, des arroyos, et toutes sorte de canaux (naturels, aménagés, artificiels). La Cochinchine dispose d’un très bon réseau routier. A l’essentiel, elle est traversée d’est en ouest par la Route Coloniale N°1, dite Mandarine (130 km de la frontière de l’Annam jusqu’à Saïgon et 95 km de Saïgon à la frontière du Cambodge). Et dans 4 autres directions signalons : la RC13 vers le nord (Loc Ninh) ; la RC16 vers le sud (Ca Mau) ; la RC15 vers le sud-est (Le Cap Saint-Jacques) ; les RP8 et 12 vers l’ouest (Ha Tien). Ces numéros ont changé depuis l’indépendance. Les voies ferrées sont beaucoup moins nombreuses. Le Transindochinois a été mis en service entre Saïgon et la frontière de l’Annam (115 km) entre 1904 et 1908. Le projet de la ligne de Saïgon à Phnom Penh n’a jamais été réalisé. En dehors de cela il y avait, avant guerre : – Un tramway de Saïgon à Cholon (6 km), inauguré le 27 décembre 1881 ; électrifié, doublé et prolongé jusqu’à Binh Tay en 1914. – Une ligne de chemin de fer de Saïgon à My Tho (71 km), inaugurée le 20 juillet 1885 ; voie déposée en 1956. – Un tramway électrique de Saïgon à Thu Dau Mot (32 km), inauguré en 1910. Ce tramway fut doublé en 1950 par un chemin de fer car la ligne de tramway d’origine ne pouvait supporter le trafic élevé provenant des plantations. – Une ligne de chemin de fer de Thu Dau Mot à Loc Ninh (105 km), inaugurée le 1er août 1933 ; détruite en 1961 ; non reconstruite depuis. (Comité de Rédaction)

Mots Clefs : Cochinchine My Tho 1925 Transport par voie d’eau Bac – Automobile