AP4185-Denis-Frères

AP4185-Denis-Frères

Titre : Cochinchine, Cholon, 1925 – Rizerie de la Maison Denis Frères

Notice : Vue d’ensemble Extrait d’un album publicitaire intitulé : « Avec les compliments de la Cie Fanco-Indochinoise et ceux de la Société des Riz d’Indochine Denis Frères ». Sur la Maison Denis Frères et le commerce du riz, voir AP4185. Notule : La Maison Denis-Frères et le commerce du riz « C’est à cette époque (1885-90) également que se développa ce qu’on a appelé « la bataille du riz » dans laquelle la maison Denis joua un rôle essentiel. Le riz importé de Cochinchine avait mauvaise réputation sur les places extérieures. On lui reprochait sa médiocre conservation, son manque de blancheur et le taux excessif de brisures. Pour y remédier, il fallait passer du décorticage artisanal au décorticage mécanique. Les « décortiqueries » créées en 1869 par la maison Cahuzac de Bordeaux et par Renard et Cie ne suffisaient pas aux besoins de l’exportation. Alphonse Denis, en concertation avec les commerçants et exportateurs de riz, définit des normes de qualité qu’il essaya de faire respecter par la création d’une commission de contrôle. Mais l’administration fut peu coopérative, interdisant toutes amendes ou autres contraintes. Les interventions de Le Myre de Vilers, premier gouverneur civil et ami personnel d’Alphonse Denis et l’ouverture en 1876 d’une « rizerie chinoise » et en 1882 de la « Rizerie Saigonnaise » (raison sociale – en abrégé RISA) de Denis-Frères permirent petit à petit d’améliorer la situation. Les exportateurs de riz de Cochinchine se heurtèrent également à la résistance des importateurs français, constitués en « Syndicat de la rizerie française », qui préféraient importer des « riz-cargos » qu’ils blanchissaient eux-mêmes dans leurs usines portuaires. Il fallut constituer un réseau de distributeurs indépendants du syndicat des riziers pour ensuite s’entendre avec ce même syndicat et créer avec lui en 1912 une véritable association « la Compagnie Franco-Indochinoise ». L’exportation du riz est devenue et est restée jusqu’à nos jours la principale richesse du pays. « …/… (Extrait de  » Bordeaux et la Cochinchine  » – Jean Despierres – Colloque « Bordeaux-Viêt-nam d’hier à demain » – 2002)

Mots Clefs : Cochinchine Cholon 1925 Décortiquerie – Rizerie Architecture industrielle Usine – Machinerie – Technique