AP3898-Humbert

AP3898-Humbert

Titre : Annam, Kron Pha, 1928 – Gaur abattu par des chasseurs Kakhyen

Notice : Kron Pha, à mi-chemin entre Tour Cham et Dalat, était une région de grande chasse. Voir AP3617 et AP0640. Sur le fonds Humbert, communiqué à l’AAVH par Jacques Humbert, fils de Lucien Humbert, ancien Directeur Technique de l’IDEO, voir AP3787. Notule : Le bœuf Gaur  » Il existe en Indochine plusieurs variétés de boeufs sauvages ; la plus rare, la plus intéressante est elle que les naturalistes nomment le boeuf gaur. Il existe aussi dans certaines régions de l’Inde, mais partout où elle se rencontre, elle est peu commune, sauf peut-être dans la province de Thua-Thien (Hué) où il en existe pas mal de bandes. Le gaur est de très haute taille ; pendant que j’étais à Tây Ninh, un chasseur indigène tua un taureau solitaire qui avait plus de 2 m de hauteur au garrot (2 m 10). La hauteur moyenne serait environ de 1 m. 80 pour les taureaux. Le garrot est élevé, mais l’animal n’a pas la bosse qui caractérise presque tous les boeufs du pays, la croupe est un peu avalée, plus basse que l’épaule. Le gaur n’a pas de fanon, il est haut sur pattes, ses cornes sont très fortes, bien symétriques, les pointes tournées l’une vers l’autre. La robe est couleur café foncé, paraissant tantôt noire, tantôt café brûlé, suivant la direction de la lumière qui l’éclaire. Le dedans des oreilles est couleur feu, de même que la face interne du haut des pattes. Celles-ci sont d’un blanc sale dans leur partie inférieure, sur moitié de leur hauteur. Sur le front, entre les cornes, le poil est également d’un blanc sale. Le gaur est extrêmement robuste, très agile et très sauvage. Il se repose généralement pendant tout le jour dans les fourrés les plus épais ; il les quitte vers 4 à 5 heures du soir pour commencer à paître, mais il ne s’éloigne guère de la lisière du fourré tant que la nuit n’est pas venue, et à la première alerte, y disparaît. Pendant la nuit, il parcourt les clairières, les plaines, en paissant, et il ne dédaigne pas les rizières et les champs de patates s’il en trouve sur son chemin. Au petit jour, il se rapproche de la lisière du fourré, et si rien ne l’inquiète, il s’y repose avant de rentrer sous le couvert. Il aime assez les terrains accidentés. Il vit par bandes ; j’en ai vu de 40 à 50 têtes au moins. Le plus souvent elles ne sont guère que de 15 ou 20, parfois moins. Quelques vieux taureaux vivent isolés ; ils sont généralement d’humeur plus farouche encore que les autres. «  (Les chasses du Baron Rheinart des Essarts, premier chargé d’affaires à Hué in BAVH 1934)

Mots Clefs : Annam Kron Pha 1928 Chasse – Gaur Minorité ethnique