AP3895-Guioneau

AP3895-Guioneau

Titre : Annam, Dalat, 1936 – Vue sur le lac

Notice : Notule : Le plateau du Lang Bian et ses voies d’accès Dès son arrivée dans la Colonie, le gouverneur général Paul Doumer fit faire des recherches dans les différents pays de l’Union en vue de l’établissement d’un sanatorium civil et militaire. Ce furent les explorations effectuées dans le Sud-Annam qui donnèrent les meilleurs résultats. Au nord du parallèle de Phan Rang, la chaîne annamitique s’élève en certaines parties jusqu’à des altitudes de 2.000 à 2.500 mètres ; elle présente du côté de la mer, dont elle s’écarte peu, un versant abrupt et, par contre, du côté de l’intérieur, elle s’abaisse, par des déclivités beaucoup plus adoucies comportant des plateaux de 1.500 et de 1.000 mètres d’altitude environ. Cette région constitue la haute vallée du Donnai. Le Docteur Yersin, qui dirigea 1’exploration de cette région, proposa immédiatement pour établir le sanatorium, le plateau le plus élevé dont la côte moyenne atteint 1.500 mètres. Le plateau du Lang Bian se trouve à moins de 100 kilomètres de la côte d’Annam et environ 250 kilomètres de Saïgon. C’est un plateau déboisé de 400 kilomètres carrés, auquel on accède du sud en traversant de vastes forêts de pins ; l’écoulement des eaux se fait facilement sur ce sol qui se relève en pente très douce, jusqu’à un massif montagneux qui le limite au Nord. Voies d’accès. Des études primitivement entreprises pas les capitaines Thouars et Bernard avaient fait ressortir la possibilité de construire une route directe de Saïgon à Dalat par Djiring en suivant la vallée de la Lagna. Malheureusement à cette époque, les projets d’établissement du sanatorium du Lang Bian furent écartés au moins provisoirement, et cette route ne fut pas entreprise. Aussi en 1905, M. Outrey, Résident du Haut-Donnaï, dont la résidence était Djiring, préconisait-il un nouvel itinéraire reliant directement Djiring à la gare de Phan Thiet / Ma Lam. Ce tracé réduisait à 90 kilomètres la distance de Djiring à la voie ferrée. Cette considération qui alors paraissait primordiale fit abandonner le tracé de Djiring à Saïgon par la vallée de la Lagna et seules, furent retenues les deux voies d’accès routières qui, partant de Dalat, ont d’abord un tronc commun descendant du plateau de la cote 1.500 à la haute vallée du Donnaï, à la cote 1.000, et là, se séparent pour se diriger l’une, vers Phan Rang par Dran et Krong Phu, l’autre sur Phan Tiet, par Djiring et Ma Lam. Les travaux furent commencés aussitôt le long de ces deux itinéraires. Après de nombreuses périodes d’arrêt et de reprise , et des rectifications partielles de tracé, ces itinéraires sont devenus, actuellement, les deux routes coloniales N° 11 et 12, de Tourcham à Dalat, et de Phan Thiet à Dalat. D’autre part, le chemin de fer d’accès au Lang Bian dont la construction avait été prévue dès l’origine, figurait dans la loi du 25 décembre 1898 autorisant le Gouvernement général de l’Indochine à contracter un emprunt de 200 millions de piastres. La loi prévoyait, en effet, la construction d’une voie ferrée de Saïgon à Khanh Hoa avec un embranchement se détachant vers Phan Rang pour desservir le Lang Bian. (A.A. Pouyanne – Les Travaux Publics de l’Indochine – IDEO – 1926) Sur le programme ferroviaire de 1898 de Paul Doumer, voir AP1396. Sur le chemin de fer de Toutcham à Dalat, voir AP3495 .

Mots Clefs : Annam Haut-Donnaï Dalat 1936 Lac