AP3752-Guioneau

AP3752-Guioneau

Titre : Hanoï, 1920 – Van Mieu – Le Portail d’entrée

Notice : Notule : Hanoï – Van Mieu ou Temple de la Littérature Le monument religieux le plus important de la capitale par ses dimensions (350 mètres de longueur sur 75 mètres dans sa plus grande largeur) est le Van Mieu, Temple de la Littérature rituellement placé sous la protection du philosophe Khong Tu, Confucius, qui vivait au VIème siècle avant notre ère. Ce temple était appelé par les Français « Pagode des corbeaux », à cause du grand nombre de ces oiseaux qui nichaient dans les manguiers centenaires de ses cours. On le désigne également souvent sous le nom de « Temple de Confucius ». Il fut fondé en 1070 par le roi Ly Thanh Tong pour abriter le culte de Confucius et de ses disciples ainsi qu’une école réservée aux princes et aux hauts dignitaires. Il devint plus tard le Quoc Tu Giam, « Collège des enfants de l’Etat ». Le plan du temple affecte la forme d’un rectangle entouré d’une enceinte et comprenant cinq grandes cours séparées entre elles par des murs percés de portes et de portiques. Le portail d’accès du temple est une imposante construction de maçonnerie de briques ouverte par 3 portes. Un perron de quelques marches, bordé de rampes de pierre décorées de beaux dragons sculptés, précède la porte centrale qui est surmontée d’un superbe fronton en bois sculpté de dragons (voir AP3752 et AP3855). Ce portail est couronné par un étage orné de trois ouvertures cintrées avec une stèle dans l’ouverture centrale (voir AP3804). En avant du portail se dresse un portique formé de 4 colonnes terminées par des motifs de lions et de poissons (voir AP3845). De part et d’autre du portail, deux petits édicules abritent une stèle avec les caractères « Ha Ma » demandant aux passants de descendre de cheval par respect pour ce lieu sacré (voir AP3801 et AP3851). Le portail principal franchi, on pénètre dans la première cour où n’existe aucune construction mais qui est plantée de beaux manguiers dans lesquels logeaient de nombreux corbeaux. Le mur du fond de cette cour est percé de trois portes. La porte centrale est un petit bâtiment simple à trois travées, couvert d’une toiture ornée d’un faîtage représentant une gourde entre deux poissons (voir AP3811). Elle conduit à la deuxième cour, également vide de toute construction. Un joli petit pavillon en bois à étage, porté par 4 colonnes carrées, aux charpentes ajourées et aux ouvertures circulaires, permet d’accéder à la troisième cour. C’est le « Kiosque de la Littérature sous le signe de la Constellation K’ouei » (voir AP1327 et AP3871). Au centre de la troisième cour est creusé un grand bassin carré entouré d’une balustrade en maçonnerie. C’est le « Puits de l’éclat céleste », à droite et à gauche duquel deux pavillons accueillaient les officiants venus offrir des baguettes d’encens aux anciens docteurs (voir AP1327). De chaque côté de ces édicules sont disposées en deux rangées les 82 stèles, élevées sur des socles en forme de tortues, sur lesquelles sont gravées les dates des examens et la liste des docteurs lauréats aux concours. Cette liste ne comprend pas moins de 1295 noms. La plus ancienne stèle date de 1494, la plus récente de 1779 (voir AP1380 et AP3872). En arrière de cette troisième cour se trouvent encore deux autres cours où s’élèvent diverses constructions dédiées à Confucius, à ses disciples, à ses parents ainsi qu’un autel du Dieu du Sol. (Comité de Rédaction)

Mots Clefs : Tonkin Hanoï 1920 Temple – Lieu de culte Religion – Confucianisme