AP3722-Guioneau

AP3722-Guioneau

Titre : Annam, 1928 – Sur la Route Mandarine en Annam

Notice : Notule : Route de Hanoï à Saïgon On pouvait, en 1929, aller du Tonkin en Cochinchine par la mer, en prenant le « stationnaire » (voir AP3233). On pouvait aussi prendre le chemin de fer, mais il ne fut terminé qu’en 1936. En 1929 le parcours mélangeait rail et route (voir AP2122). Enfin restait la route qui longe la côte : la route coloniale N°1 dite « Route Mandarine », qui va de la Porte de Chine (près de Lang Son) à la frontière de Thaïlande, soit 2550 km. Entre Hanoï et Saïgon cela fait encore 1730 km, répartis ainsi : 115 km au Tonkin, de Hanoï à la frontière nord de l’Annam, à travers le sud du delta du Fleuve Rouge représenté essentiellement par son défluent occidental le Song Day ; 1485 km pour traverser l’Annam ; 130 km en Cochinchine, de la frontière de I’Annam à Saïgon. L’essentiel du parcours se fait donc en traversant tout l’Annam. Ce pays de 180.000 km² est une bande de terre s’étirant entre la mer à l’est, et à l’ouest le Laos, le Cambodge, la Cochinchine. Très schématiquement, l’Annam est parcouru par la Cordillère annamitique (Trung Son = centrale/montagne), généralement granitique, de 1500 à 2500 m, dont des barres rocheuses isolent des plaines côtières, très étroites au centre (de 25 à 50 km), plus larges au nord (régions de Thanh Hoa et de Vinh). La moitié sud de l’Annam est plus large (150 à 200 km) car, à l’ouest de la chaîne annamitique, se trouvent des Hauts-Plateaux calcaires ou basaltiques s’étageant de 600 à 1500 m (Atouat, Kontum, Pleiku, Darlac, Lang Bian). De la Cordillère Annamitique descendent des cours d’eau le plus souvent torrentueux qui forment des plaines isolées par des éperons rocheux de la Cordillère formant caps. Parmi les plus souvent cités, du nord au sud : -Le Sông (=rivière) Ma, qui irrigue la plaine du Thanh Hoa ; -Le Song Ca, celle de Vinh ; -La Porte d’Annam (ou Deo (=col) Ngang) ; -La Plaine de Dong Hoi ; Le Cap Lay ; La Plaine de Quang Tri ; -Le Song Huong Giang (=rivière des parfums) qui arrose Hué ; -Le col des Nuages (ou Deo Hai Van) ; -Tourane (ou Da Nang) et son cap de même nom ; -La plaine de Faifo (ou Hoi An) ; -Le cap Batangan (ou Mui Ba Lang An) ; -Les plaines de Quang Ngai et de Qui Nhon ; -Le Song Ba ou Song Da Rang et sa plaine de Tuy Hoa ; -Le cap Varella et le col Babonneau (Deo Ca) (voir AP3725) ; -Le Song Giang et la plaine de Nha Trang ; -La baie de Cam Ranh ; la plaine de Phan Rang ; -Le cap Padaran (Mui Dinh) ; Les salins de Ca Na ; -Les plaines de Phan Ri et de Phan Thiet. Les noms de certains des caps cités ci-dessus avaient été donnés par la Compagnie des Chargeurs Réunis à une série de paquebots mixtes qui assuraient la liaison France-Indochine en concurrence avec la Compagnie des Messageries Maritimes. Les « Chargeurs » avaient une excellente réputation. La coque de leurs navires était peinte en noir, mais leur unique cheminée l’était en beige avec une bande blanche près du haut. Sur cette bande, 3 étoiles étaient peintes en beige. Elle fut un jour portée à 5, et la Compagnie fut alors désignée dans tout l’Extrême-Orient sous le nom de « Cognac Line ». Car le Cognac Martel (avec les 5 étoiles) était la marque la plus renommée et, avec du soda, la boisson la plus répandue. (Comité de Rédaction)

Mots Clefs : Annam Quang Tri 1928 Route Mandarine