AP3122-Schneyder-Geuthner-T4P34

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Titre : Tonkin, 1935 – La chaîne du Fan Si Pan

Notice : Monographie dessinée de l’Indochine – Ecole d’Art de Gia Dinh. (Voir AP2556) Tonkin – Sites, gens, industrie, commerce et culte. Monographie dessinée de l’Indochine. Tonkin – Sites, gens, industrie, commerce. Dessin de Jules Gustave Besson, Inspecteur des Ecoles d’art de Cochinchine (voir AP2555). Notule : Le Fan Si Pan, point culminant de l’Indochine La chaîne du Fan Si Pan fait partie d’un vaste ensemble montagneux qui s’étend, dans l’ouest du Tonkin, dans une direction générale nord-ouest, sud-est, depuis Hoa Binh jusqu’à la frontière de Chine. La zone des très hauts sommets, de plus de 3000 m, est plus limitée et forme une barrière imposante en face de Cha Pa, au-delà de l’étroite vallée du Muong Hoa Ho, à 9 km au sud de la station. Vue de Cha Pa, elle se présente sous l’aspect d’une gigantesque muraille, presque partout boisée, écrasante par sa masse et par sa hauteur, barrant tout l’horizon sud-ouest sur une longueur de 20 km et culminant à 3142 m, sommet le plus élevé de l’Indochine. Le nom du Fan Si Pan qui signifierait « montagne aux flancs tourmentés » (Rozario), est amplement justifié. Jusqu’à 2350 m d’altitude environ, la forêt est assez belle et robuste. On y rencontre en particulier des « Xa Mou » et des « Peu Mou », très recherchés pour leur bois et leur résine. Au-dessus de 2350 m et jusqu’à 2800 m, la forêt ne présente plus guère que des arbustes rabougris, au tronc noueux et tordu, aux formes tourmentées, au feuillage sec et maigre. Partout des lichens ténus, de teinte claire, pendent aux branches. On traverse également une vaste bambouseraie de bambous femelles. Sur la ligne de crête et jusqu’au sommet, la végétation ne consiste plus guère qu’en broussailles, à part le bambou qui y atteint encore une hauteur de 2 ou 3 m. Le Fan Si Pan a été gravi depuis longtemps par les montagnards méo, aux jarrets souples et à l’échine puissante, qui montaient de temps en temps à la belle saison, pour aller couper là-haut les racines du « Hoang Lien », sorte d’anémones avec lesquelles les Chinois confectionnent un remède pour les maux des yeux. Les premiers Européens à atteindre le sommet, en 1905, furent des militaires du Service Géographique qui y installèrent un signal géodésique. Il faut attendre ensuite les années 30 pour que diverses expéditions, accompagnées de guides et de porteurs méo, se lancent à nouveau à cette conquête. En 1934, le syndicat d’initiative de Cha Pa installait des abris sur le parcours, « l’abri N°l », non loin de la cascade, au début de la piste, simple auvent meublé d’une table et de banc ; et « l’abri N°2 », vaste cabane en bois auprès d’un point d’eau, où l’on pouvait trouver refuge pour la nuit. En particulier, au mois d’août 1935, L. Salles, professeur du lycée Albert Sarraut, accompagné d’un groupé d’amis et d’élèves, reconnaissait et relevait minutieusement le parcours. il en a laissé un compte-rendu détaillé publié par la Société de Géographie de Hanoï en 1936, sous le titre « A l’assaut du Fan Si Pan ». (Comité de Rédaction) Sur la station d’altitude de Cha Pa, voir AP0842.

Mots Clefs : Tonkin Lao Kay Dessin – Crayon 1935-1937 Paysage Montagne