AP3078-Schneyder-Geuthner-T3P33

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Titre : Tonkin, Haiphong, 1935 – Appontement de Haiphong – Le « Claude Chappe »

Notice : Monographie dessinée de l’Indochine – Ecole d’Art de Gia Dinh. (Voir AP2556) Tonkin – Sites, gens, industrie, commerce et culte. Dessin de Jules Gustave Besson, Inspecteur des Ecoles d’art de Cochinchine (voir AP2555). Le Claude Chappe. Lancé en 1909 à Newcastle pour l’armement grec Embiricos sous le nom de Patris. Acheté par la compagnie des Messageries Maritimes en 1925. Après de profondes transformations il est affecté jusqu’en 1939 à le ligne annexe d’Indochine (Saïgon-Haïphong) Il est démoli en 1939, remplacé sur la ligne par le Lamartine. Notule : Aménagement du port de Haiphong …/…Le port de Haiphong a été fondé au début de la conquête du Tonkin. C’était au début, une base de ravitaillement pour les troupes ; les circonstances en ont fait un grand port qui est devenu le débouché non seulement du Tonkin, mais aussi du Yunnan. Il est situé à 25 kilomètres de la mer et s’étend sur la rive Sud du Cua Cam, l’une des embouchures du Thai Binh, que les navires de mer, antérieurement à 1902, devaient remonter pour arriver en rade de Haiphong. Cette voie d’accès au port présentait de grosses difficultés en raison du passage de la barre formée à la sortie de l’estuaire du Cua Cam, dont les fonds, aux basses mers, n’offraient qu’une hauteur libre de 2 à 3 mètres. Pour remédier aux inconvénients de l’entrée du Cua Cam, on décida de donner accès au port par une autre embouchure du Thai Binh, située plus au nord, le Cua Nam Trieu dont la barre présentait une hauteur d’eau plus forte à marée basse. Il fallut alors réunir les deux branches du Thai Binh par une coupure qui fut exécutée, un peu ou aval du port, à travers l’île de Dinh Vu qui sépare le Cua Cam du Cua Nam Trieu. Les travaux, entrepris en 1899, furent terminés on 1902 et depuis cette époque, les navires accèdent à Haiphong par le Cua Nam Trieu et la coupure de Dinh Vu. Cependant les avantages réalisés par le choix de ce nouveau chenal étaient encore insuffisants, la barre du Cua Nam Trieu ne permettant le passage qu’aux seuls navires ne calant pas plus de 4 mètres. On a donc cherché un moyen de faire pénétrer, en tout temps, jusqu’à Haiphong, les navires d’un plus fort tonnage. Diverses solutions furent envisagées ; elles consistaient toutes à prévoir l’entrée des navires par la baie d’Along, où peuvent pénétrer les bâtiments de tous tonnages, et l’accès de ces navires au port de Haiphong par des coupures exécutées dans les îles qui séparent cette baie du Cua Nam Trieu, coupures analogues à celle qui a été faite dans l’île de Dinh Vu. On envisagea même, un moment, l’abandon de Haiphong comme port maritime et la construction d’un nouveau port en baie d’Along. Mais l’importance de la ville d’Haiphong empêcha de donner suite à cette solution…/… Le tonnage total des marchandises entrées et sorties n’a cessé de progresser depuis 1916. Il était, à cette époque, de 407.000 tonnes et est passé successivement à 473.600 tonnes en 1918, à 643.200 tonnes en 1920, à 862.750 tonnes en 1922 et à 1.173.090 tonnes en 1924. Ce dernier chiffre comprend, d’une part, 682.938 tonnes pour le long cours dont 142.754 tonnes à l’entrée et 540.184 tonnes à la sortie ; d’autre part, 490.152 tonnes pour le cabotage dont 319.383 tonnes à l’entrée et 170.769 tonnes à la sortie. Ces importants mouvements font de Haiphong le second port de l’Indochine…/… (Les Travaux Publics de l’Indochine – A.A. Pouyanne – IDEO 1921) Sur Haiphong – Ville, voir AP3468. Sur le Claude Chappe, un stationnaire, voir AP3233.

Mots Clefs : Tonkin Port de Haiphong Dessin – Crayon 1935-1937 Transport maritime Paquebot