AP2817-Schneyder-Geuthner-T6P31

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Titre : Cochinchine, 1935 – Orfèvre dans son atelier

Notice : Monographie dessinée de l’Indochine – Ecole d’Art de Gia Dinh. (Voir AP2556). Cochinchine – Agriculture, Industrie, Commerce. Notule : Orfèvre Les patrons des orfèvres sont les trois frères Tran Hoa, Tran Diên et Tran Diên qui apprirent leur art en Chine vers le XIème siècle. Une petite caisse à tiroirs renfermant les matières précieuses et les objets en cours de travail et terminée par un soufflet horizontal à piston (Cai Be) suffisait à l’orfèvre traditionnel. Le tuyau du soufflet sortant de la boîte est reçu dans une cavité creusée dans le sol. Deux briques et quelques morceaux de charbon de bois en font un fourneau. Un maillet de bois armé de métal (Bua Va), des poinçons à graver, quelques billots et une petite enclume complètent cette instrumentation professionnelle. A part quelques anneaux (bagues ou mailles de chaînes), il n’y avait pas de fabrication d’objets massifs. Tous les bijoux étaient faits de feuilles d’argent ou d’or, plus ou moins épaisses, repoussées, contournées ou embouties d’autant plus facilement qu’il s’agissait de métaux purs sans aucun alliage. Les bijoux d’or décapés sont trempés dans une solution bouillante et très concentrée, soit de fleurs de sophora (Hoe), soit de péricarpe de Tai Chua (Garcinia pedunculata). On les lave ensuite dans un bain de soufre très chaud. (Extrait de Connaissance du Viêt Nam – Pierre Huard et Maurice Durand – Réédit. EFEO 2002)

Mots Clefs : Cochinchine Dessin 1935 Travail du métal Or – Orfèvre