AP2764-Schneyder-Geuthner-T5P19

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Titre : Cochinchine, 1935 – Sampan de pêche (1)

Notice : Monographie dessinée de l’Indochine – Ecole d’Art de Gia Dinh. (Voir AP2556). Cochinchine – Agriculture, Industrie, Commerce. Notule : La pêche au Viêt Nam La pêche est l’un des quatre aspects de la vie agricole au Nord Vêt Nam. Le paysan est, tour à tour, Ngu (pêcheur), Tieu (bûcheron), Canh (laboureur) et Muc (pasteur). La pêche à la grenouille implique des outils : une palette de fer pour dégager les herbes et élargir l’orifice des trous (Cai Thuong Bat Ech) et un crochet qu’on introduit à l’intérieur des trous. La pêche au crabe se fait en mer et en eau douce. Les crabes vivants et les crevettes desséchées sont présentés par brochettes de cinq dans des clavettes de bambous (Soc Cua, Soc Tom). Le poisson est péché à la ligne flottante ; à la ligne dormante ; à la ligne au lancer ; à la ligne de fond et à la ligne au dévidoir, équivalent simplifié de la ligne à moulinet occidentale. Les appâts sont des mouches, des grenouilles, des libellules, des sauterelles, des graines. Le manche de la ligne (Can Cau) est en bambou, le fil (Day Cau), de structure variable, comme l’hameçon (Luoi Cau). La pêche au cormoran, probablement née au Japon vers le Xème siècle, est passée de Chine au Viêt Nam à une époque inconnue. Même remarque pour la pèche au moulinet signalée en Arménie au Xème siècle et en Chine au XIVème (G. Sarton). La sarbacane, utilisée pour la chasse, l’est aussi dans le Centre Viêt Nam pour la pêche des poissons qui, comme le mulet, nagent à fleur d’eau. Certains poisons végétaux (du type coque du Levant) sont employés dans la haute région du Nord Viêt Nam pour obtenir une narcose des poissons. Ils se laissent alors prendre facilement. Un barrage établi en aval empêche le poisson d’être entraîné trop rapidement par le courant. Pêche en rivière Parmi les engins de bambou, on connaît la nasse simple et à double effet (Lo), le verveux avec des guideaux très ingénieux et la drague. Comme filets d’eau douce, les Vietnamiens emploient l’épervier (Chai) et le carrelet (Cai Vo Chun) soutenu par deux perches croisées à angle droit et appendues à un long manche. Celui-ci peut être tenu à la main ou monté en balancier sur un radeau souvent bifurqué ou une embarcation. Le « Cai Trum » est une nasse de bambou servant à prendre les anguilles. Pêche dans les eaux herbeuses Cette pèche se fait avec deux engins caractéristiques. Le Nom est une sorte de cage à poules sans fond que l’on enfonce dans les eaux bourbeuses et peu profondes. La main, introduite par l’orifice supérieur prend les poissons. Le Giam est une drague en fibres de rotin fines et rigides, maniée à l’aide d’un long manche. Elle est poussée dans les bas fonds herbeux en même temps qu’une sorte de trapèze (Cai Cam Cap) sur la barre duquel le pécheur appuie le pied. Cette manoeuvre comprimant et secouant les herbes effraie le poisson qui se réfugie dans la poche du Giam. (Extrait de Connaissance du Viêt Nam – Pierre Huard et Maurice Durand – Réédit. EFEO 2002)

Mots Clefs : Cochinchine Dessin 1935 Scène de pêche Embarcation – Pêcheur