AP2591-Schneyder-Geuthner-T1P25

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Titre : Cochinchine, Gia Dinh, Go Vap, 1935 – Coin de marché

Notice : Monographie dessinée de l’Indochine – Ecole d’Art de Gia Dinh. (Voir AP2556). Cochinchine : Sites et gens. Notule : Le marché Les produits de l’agriculture trouvent naturellement leur écoulement dans les marchés. Marchés de villages, marchés de chefs-lieux, marchés des villes, installés sous de simples auvents de bambous tressés ou confortablement logés dans des constructions en maçonnerie, ils regroupent les paysans, et surtout les paysannes des alentours, qui partent très tôt de leurs hameaux campagnards. On ne trouve dans les marchés de village que de quoi assurer le modeste ravitaillement des familles rurales. Les grosses affaires se traitent dans des marchés spéciaux. Mais le marché est toujours le lieu privilégié des rencontres, des retrouvailles et des contacts sociaux. Dès les premières heures du jour les paysannes se rendent au marché transportant fruits et légumes dans leurs grands paniers qui se balancent aux deux bouts de leur fléau, au rythme de leur trottinement rapide. Au retour, quand les marchandises ont été vendues et que le panier est vide, il peut servir au transport du petit frère qui sera confortablement bercé jusqu’à la maison. S’il faut transporter des marchandises trop lourdes ou trop encombrantes pour trouver leur place dans les paniers, on utilise des engins de transport : pousse-pousse ou brouettes. La solide brouette chinoise à roue en bois pleine est chargée de poteries, de cochons ou de bambous et poussée par un robuste gaillard qui s’aide d’une courroie fixée aux deux bras de la brouette et qui lui passe sur les épaules. Le marché campagnard n’est composé que de quelques auvents en paillotes et presque toujours installé en dehors des villages eux-mêmes, à un carrefour de routes ou au bord d’un cours d’eau. Les marchandises sont posées sur le sol, cannes à sucre, galettes de riz ou poteries communes. Les marchandes sont en majorité. Ce sont parfois des marchandes occasionnelles qui pratiquent le « courir-emporter » ou encore le « commerce de salive » en achetant à un bout du marché pour revendre au client crédule à l’autre bout. Souvent le marché est installé de façon moins sommaire : un soubassement en maçonnerie, des piliers métalliques ou en bois et une toiture couverte de tuiles. Dans les chefs-lieux, le marché est une solide construction dans la proximité de laquelle le marchand de soupe chinois fait déguster sa cuisine aux clients accroupis sur leurs talons. Certaines parties des plus grands marchés ou même parfois des marchés spécialisés, sont réservés à certaines marchandises, aux fruits, aux cochons ou aux tissus. Les acheteurs viennent de loin pour y faire leurs emplettes. (Comité de Rédaction)

Mots Clefs : Cochinchine Gia Dinh Go Vap 1935 Dessin Marché