AP2557-Schneyder-Geuthner-T1P1

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Titre : Cochinchine, 1935 – Image de présentation

Notice : Monographie dessinée de l’Indochine – Ecole d’Art de Gia Dinh. (Voir AP2556) Cochinchine : Sites et gens. Le dessin de cette vignette reproduit maladroitement un tableau ancien chinois : les caractères chinois sont aléatoires et n’ont aucun sens. Notule : Les écoles d’art de Cochinchine  » L’Ecole d’Art de Gia Dinh est spécialisée dans la décoration, la lithographie, la zincographie, la gravure sur cuivre (taille douce, eau-forte), la gravure sur bois, le dessin industriel et du bâtiment, la peinture, etc. Fondée en 1913 pour compléter l’enseignement professionnel donné à l’Ecole d’Art de Bien Hoa, elle fut organisée par les administrateurs L’Helgouach et Garnier et eut comme premier directeur M. A. Joyeux, architecte des Travaux Publics. L’école, à ses débuts, avait 15 élèves ; elle en a aujourd’hui 160. L’Ecole d’Art de Bien Hoa fut créée en 1907 par M. Maspéro, sur l’initiative de M. Lamorte. On y enseigne l’art de la céramique et du bronze. Un peu de terre, un four, des vases, des coupes, des bols de toutes dimensions et de toutes formes sortent des mains du céramiste de Bien Hoa qui est « tour à tour chimiste pour analyser sa terre, architecte pour réaliser son œuvre, sculpteur pour la modeler, peintre pour la décorer, fournier pour la faire cuivre ». L’école excelle dans ces diverses professions. Elle n’a pas besoin de transformer les procédés fondamentaux de la technique : les moyens de tournage pratiqués par les Song dans le lointain passé. L’Ecole d’Art de Thudaumot est la plus ancienne de toutes. Fondée en 1901 par M. Outrey, alors administrateur de la province, elle comprend 4 sections : -celle d’ébénisterie pour la formation des ouvriers et artisans qui seraient capables de relever les traditions architecturales annamites. -une section de laquage. -une section de sculpture sur bois ; des travaux de l’ivoire, d’incrustation et de marqueterie. -une section de décoration où les élèves se perfectionnent en décoration mobilière. Les cours de dessins à vue, dessin linéaire, composition décorative, croquis coté, relevés de mobiliers asiatiques et européens sont à présent très poussés. Dépourvus d’éducation artistique, sans direction, rejetant leurs traditions ancestrales, pastichant notre mauvais style commercial occidental, les élèves, au début, donnaient beaucoup de mal à leurs maîtres. Mais peu à peu, ceux-ci finirent par imposer leur conception. Les résultats obtenus sont excellents ; ainsi, aucun élève sorti de l’école de Gia Dinh n’est sans emploi…/… » (D’après Georges Ribon – Revue Indochine N°144 – 1943)

Mots Clefs : Cochinchine 1935 Images – Dessins