AP2488-Morin-Edmond

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Titre : Hué, 1930 – La Tour de Confucius

Notice : Notule : Hué – Une visite à la Tour de Confucius en 1883  » …/…en face de l’arène se dresse la tour à sept étages, dite par nous, Tour de Confucius parce qu’elle est voisine d’un temple où l’on vénère le sentencieux philosophe ; mais ce n’est pas de ce lieu qu’il faut l’aborder ; on se priverait d’une des plus belles promenades que l’on puisse faire aux environs de Hué. Conduits par nous, tous nos visiteurs l’ont faite, et tous ont admiré le panorama merveilleux offert à leurs regards. C’est à Kim Long qu’il faut aller d’abord. En quittant l’établissement des missionnaires français où l’on reçoit toujours un cordial et charmant accueil, on gagne la rive gauche du fleuve, que l’on remonte en suivant son bord par un sentier ombragé de bambous gigantesques ; on traverse le marché, un des plus animés de la capitale, le chemin devient de plus en plus ombreux, puis on arrive à une vaste série de constructions dont fait partie la Tour de Confucius…/… La tour a sept étages de plus en plus étroits, et doit avoir 15 mètres de hauteur ; le style en est chinois ; on accède au sommet par un escalier dont la porte est toujours close, et c’est le mandarin des Rites qui en garde la clef. De chaque côté sont deux sortes de kiosques dont l’un abrite une fort belle cloche chinoise ; l’autre, la tortue symbolique, à dos de marbre, supportant une table verticale toute couverte de caractères chinois. Un escalier monumental mais en ruines, conduit de la tour au bord du fleuve. Derrière la tour, trois portes donnent accès à la bonzerie ; des guerriers, plus grands que nature, semblent protéger l’entrée ; à droite et à gauche, dans de petits temples, se dressent, en bois, de grands guerriers et des sages non moins grands honorés chacun d’un autel ; puis voici, dans la première pagode, le gigantesque Bouddha en bois doré, sa face est riante et bouffie, il semble complètement absorbé dans la contemplation de son vaste nombril (c’est la bouddha Amithaba, en annamite A Di Da, « Bouddha du Passé ») ; c’est l’image de la parfaite quiétude dans l’absolu bien-être. La seconde est consacrée au culte bouddhiste ; elle ressemble aux temples indiens. L’entrée du sanctuaire est interdite au profane, mais le regard, à travers les grilles, plonge facilement dans la demi obscurité du saint lieu ; un vague parfum d’encens vous saisit, une lampe jette sur l’autel une lueur discrète ; tout, dans cet asile, semble porter au recueillement …/… (Extrait du BAVH 1933/3 – Dix huit mois à Hué en 1883 par M. A. Auvray) Sur la pagode Thien Mu, voir AP0030.

Mots Clefs : Annam Thua Thien Hué 1930 Tour – Pagode Bouddhisme