AP2354-Brochard-René

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Titre : Cambodge, Phnom Penh, 1928 – Sampans sur la rivière

Notice : Notule : Pnomh Penh – Service de l’électricité et service de l’eau en 1926 – Remblaiement des Beng Le service des eaux et celui de l’éclairage électrique sont assurés par un seul concessionnaire, la Compagnie des Eaux et Electricité de l’Indochine. L’eau est puisée dans le Mekong, en amont de la ville et de l’embouchure du Tonlé Sap. La prise d’eau se fait à 3 mètres sous étiage extrême, à l’about d’une passerelle de 80 mètres et à 14 mètres au-dessus du fond. L’eau brute est refoulée sur des filtres verticaux Desrumeaux, et de là, envoyée dans des citernes couvertes. Des pompes électriques refoulent l’eau filtrée dans des réservoirs de pression, d’où part une conduite amenant l’eau jusqu’à la ville et comportant, à la traversée du Tonlésap. un siphon métallique de 600 mètres de longueur. Le débit journalier moyen est de 6.000 mètres cubes. En ce qui concerne la distribution d’énergie électrique, elle a lieu sous forme de courant biphasé. L’usine génératrice produit le courant sous une tension de 4.400 volts. Une sous-station située dans le centre de la ville et divers postes de transformateurs disséminés dans plusieurs bâtiments ramènent la tension à 200 volts. La ville de Phnom Penh, à l’exception du petit massif du Phnom était autrefois soumise à l’inondation annuelle, et n’a pu se développer que par la construction de digues et la confection de remblais. Mais entre les mailles formées par les digues, sur lesquelles passaient les principales artères, il subsistait de vastes cuvettes dans lesquelles les eaux séjournaient sans écoulement possible. Un des éléments les plus importants de l’assainissement de la ville a donc consisté dans le comblement de ces cuvettes appelées Beng. Les travaux de remblaiement commencés en 1913 se poursuivent actuellement et sont loin d’être achevés. Exécutés, à l’origine, par des corvées royales, ils furent effectués ensuite par les soins du service des Travaux publics, sur les fonds des budgets municipal et local, mais avec de fortes subventions du budget général. De 1914 à 1924 inclus, le total de ces subventions s’est élevé à 1.197.000 piastres. Le développement toujours croissant de la ville de Phnom Penh pousse l’Administration du Cambodge à chercher des procédés de remblaiement plus rapides que ceux actuellement employés. Un réseau d’égouts a été construit, conduisant les eaux pluviales et les eaux de vidange dans des puisards ; pendant la période des inondations, ces eaux sont aspirées et rejetées au fleuve par des pompes. (A. Pouyanne – Les Travaux Publics de l’Indochine – IDEO – 1926) Sur le Mékong, voir AP2355.

Mots Clefs : Cambodge Phnom Penh 1928-1929 Sampan Service des eaux Service de l’électricité