AP1862-Morin-Husson

AP1862-Morin-Husson

Titre : Hué, 1949 – Vue aérienne du Cercle Sportif de Hué

Notice : A gauche du Cercle Nautique, le grand bâtiment est la Banque de l’Indochine. Notule : Hué – Cercle nautique  » Le « Cercle » de Hué était au centre l’essentiel des activités sportives de la ville. La majorité des Européens s’y rassemblait en fin de journée. On pouvait pratiquer le tennis sur trois courts qui permettaient d’organiser des matches. Un moniteur était à la disposition des débutants qui pouvaient aussi s’entraîner contre un mur. Il y avait une piscine de 25 m de long sur 12,5 m de large, 3,5 m de profondeur au grand bain, 0,70 m au petit bain. Un bassin pour les minimes de cinquante à soixante centimètres de profondeur. L’eau se déversait d’une vasque. Une conduite de vingt centimètres de diamètre, au fond du grand bain, au coin à droite permettait la vidange de la piscine lorsqu’on ouvrait la vanne souterraine. Cela se faisait périodiquement. Les bains étaient alors interdits. A coté de la piscine, séparé par une haie, un court de boules permettait la pratique de la pétanque. Un bar était à la disposition des membres. Une grande salle était réservées aux joueurs de cartes une autre servait de salon de réception pour les membres qui souhaitaient se rencontrer et une salle de lecture était attenante à la bibliothèque. En somme tout le monde y trouvait son compte. Le bâtiment en bois fut plus tard remplacé par un magnifique bâtiment de 2 étages en dur avec une terrasse. Celle-ci permettait de consommer des boissons et même d’y manger. Sous le rez-de-chaussée, en surplomb sur la rivière, on garait les dinghies et les yoles, les mettant ainsi à l’abri des intempéries. Les autres salles, mieux dimensionnées et mieux agencées apportaient aux membres du Cercle un confort qui les comblait. Nous étions tous fiers de notre Cercle Nautique ; combien de soupes chinoises et de Phô ( la soupe annamite ), j’ai consommées avec mes copains quand on se sentait un petit creux. Le Cercle nautique était le point de départ de régates. Les dinghies avaient été équipés de cornes qui permettaient aux embarcations de pouvoir passer sous les ponts ; on les relevait une fois les ponts franchis pour retendre la voile et repartir à nouveau. Les dinghies de mer sont des dériveurs un peu lourds, en bois bien sûr, de 5,5 mètres de long non pontés, pour deux équipiers. On peut le barrer en solitaire, c’est plus sportif. Manipuler seul la corne, en régate, sous les ponts, il faut prendre le coup. La deuxième flotte était composée de skifs, plus tard remplacés par des yoles de mer simple, double, à quatre, six rameurs et un barreur. Ces embarcations étaient géniales. J’en ai vraiment bien profité et, dès l’âge de treize ans, je savais barrer un dinghie en solitaire. Quant aux yoles, si je me régalais en ballades, l’effort qu’il fallait fournir en compétition, n’était pas ma tasse de thé. Trop cossard. Je participais très peu aux compétitions. Des bouées précisaient les circuits des régates. «  (Témoignage de Jacques Desmarets) Sur la Rivière (ou Fleuve) des Parfums, voir AP2486. (Voir aussi AP1090)

Mots Clefs : Annam Thua Thien Hué 1949 Vue aérienne Sport – Cercle