AP1628-Sogny-Marien

AP1628-Sogny-Marien

Titre : Annam, 1933 – Revue de la Garde Indigène du Quang Nam

Notice : Au centre, Léon Sogny, directeur de la Sûreté ; à sa droite, monsieur Charles ; à sa gauche, le Prince Vinh Can, cousin du roi. Sur le 2ème voyage de SM. Bao Dai en Annam en 1933, voir AP0608. Notule : Les Gardes indigènes en tenue de campagne Habillement : Toile kaki. Le salaco est en lamelles de bambou, avec coiffe intérieure en rotin finement tressé et très bien adapté à la pointure. Sa forme permet de tirer couché. Ce qui n’est plus le cas pour le casque en liège européen. Le cimier cuivre se visse, de même pour la grenade. Ainsi le soldat nettoie facilement ces deux éléments. Recouvert de toile kaki avec couvre nuque et jugulaire. Veste : C’est la coupe de la veste chinoise typique, manches un peu resserrées en descendant vers les poignets, col droit se fermant sur le devant au moyen de ces perles de cuivre, boutonnières chinoises en tresses. Pantalon : De coupe locale, donc assez ample, le bas replié sous les jambières; ce qui lui donne finalement l’aspect d’une culotte agréable à porter. Molletières : Locales en toile bleue (couleur du corps de la G.I.). En forme de fanion triangulaire avec un ruban faisant office de lacet à chaque bout et rapidement mise en place en un tour et demi. De plus ne comprime pas la jambe du tout. Ceinture bleue : Du même tissu. Héritage de la tenue locale, où la ceinture qui soutient le pantalon retombe sur le devant entre les jambes. Elle indique le corps par sa couleur bleue, (de même le rouge pour les tirailleurs, jambières et ceinture). Equipement : Un soldat de 1ère classe (entre 5 ou 7 ans de service) porte comme dans l’infanterie, trois cartouchières, maintenues par son ceinturon et les bretelles de suspension. Il peut ainsi emporter soixante cartouches ; de plus il dispose, si nécessaire, de soixante autres cartouches qui sont logées dans des cartouchières de poitrine, ces dernières en toile. Ces 120 cartouches se trouvent en permanence dans la « caisse-paquetage individuelle ». Il n’y a donc paradoxalement pas de distribution de cartouches. C’est beaucoup de temps gagné et un tout naturel témoignage de confiance, avec des gens sages, disciplinés, et qui vont pour la plupart jusqu’à 25 ans de service. Une ou deux musettes, une couverture ; pas de sac ; le coupe-coupe si nécessaire aux travaux de campement ou bivouac est tout simplement ficelé sur la couverture dans sa gaine de bois. Armement individuel : – Soit le mousqueton de cavalerie, tirant la cartouche D.A.M. calibre 8 mm – cette munition renflée (bouteille) en chargeurs de cinq cartouches, est source de mécomptes : trop souvent il y a enrayage dans l’approvisionnement et l’on revient alors à la cadence du tir de 1870 au coup par coup – plus la baïonnette. – Soit Le fusil dit « Indochinois ». C’est le fusil de la guerre l4-18 un peu raccourci, donc plus à la portée des soldats indochinois. Ce dernier à la baïonnette aiguille du Lebel. Chaussures : Sandales, soques ou pieds nus, godillots peu utilisés. Tenue de sortie : En toile blanche, ceinture et jambières bleues. Tenue d’hiver : Dans le Nord, en drap flanelle bleu foncé. Ces deux tenues de même coupe que la tenue kaki. (Document communiqué par Mme Beyris, fille de l’Inspecteur en chef des la G.I. Nicolle) Sur la Garde Indigène de l’Indochine, voir AP1372. Sur Léon Sogny, Directeur de la Sûreté et Baron d’Annam, voir AP0571.

Mots Clefs : Annam Quang Nam Quang Nam 1933 Garde Indigène Manifestation officielle