AP1466-Sallet

AP1466-Sallet

Titre : Tonkin, 1905 – Fabrique de poteries

Notice : Fabrique de poteries en un lieu non précisé. Carte postale n°1224 de la collection Moreau. Sur la collection Moreau de cartes postales, voir AP1229. Notule : Potiers et céramistes  » La poterie au four fut introduite au Viêt Nam au début de l’ère chrétienne. Plus tard, la proximité des porcelaines chinoises a certainement freiné le développement de la céramique vietnamienne vers une production de luxe. Les faïences et grès cérames de Bat Trang et les poteries de Tho Ba, dans une matière moins précieuse que la céramique chinoise, représentent cependant des réalisations non négligeables. Les Bat Trang (Hai Ninh) et les grandes jarres de Thanh Hoa, exécutées d’une seule pièce, sans affaissements ni déformations, alors que les articles chinois sont composés de trois pièces raccordées, témoignent d’une technique savante, depuis longtemps perdue. Les pauvres se servaient de grès locaux ; les gens aisés de porcelaines et de faïences locales, les riches de porcelaines chinoises. La décoration se divisait en groupes de sujets : Son Thuy (montagnes et eaux ou paysages), Nhan Vat (hommes et choses ou personnages et objets), Hoa Hoa Dieu (fleurs et oiseaux) et Thao Trung (herbes et insectes). Elle représentait des paysages de montagnes et de rizières ; des feuillages légers de bambous et d’asparagus ; des jeunes femmes revenant de leur jardin ou des vieillards dans un défilé de montagne. Les bols les plus humbles étaient rehaussés d’un dessin. Si simplifiée soit-elle, cette décoration témoigne de l’importance du sentiment artistique dans les classes sociales les plus modestes. La pièce terminée était rarement signée. Quand elle existait, la signature ne rappelait pas le nom de l’ouvrier mais se bornait à reproduire le caractère de l’atelier (Biet Hieu), marque de fabrique, en général cachet composé de caractères chinois de forme antique…/… Les cercueils à exhumation, en terre cuite (Thieu), bien différents des cercueils à inhumation en bois (Quan Tai), reçoivent simplement le squelette. Le couvercle est une feuille de papier rouge et des trous pariétaux permettent la circulation des esprits gardiens du squelette…/… » (Extrait de Connaissance du Viêt Nam – Pierre Huard et Maurice Durand – Réédit. EFEO 2002)

Mots Clefs : Tonkin 1905 Carte postale Poterie – Artisanat