AP1433-Sallet

AP1433-Sallet

Titre : Saïgon, vers 1905 – Jardin botanique – Le pavillon forestier

Notice : Carte postale portant le n° 15 de la collection Planté, éditeur à Saïgon qui publia de très nombreuses cartes postales de toute l’Indochine pendant les premières décennies du 20ème siècle. La carte postale porte la légende « le pavillon forestier ». Sur une autre carte de la même époque est indiqué « pavillon cambodgien ». Ce pavillon aurait figuré à une des expositions coloniales de Marseille du début du siècle. Notule : Le jardin botanique de Saïgon Le jardin botanique de Saïgon a été créé par le botaniste Louis Pierre (1833-1905) qui en fut le directeur de 1865 à 1877. « C’était, avant 1945, un pur bijou : essences rares, fleurs magnifiques, parterres artistement dessinés d’un côté et de l’autre, la nature à peine corrigée, des arbres couverts de lianes et d’orchidées, des sentiers capricieux, des ponts rustiques ; au milieu desquels surgissaient les cages des animaux sauvages réunis dans ce petit paradis : tigres, éléphants, panthères noires et mouchetées, cerfs, crocodiles, etc. » (D’après : Guide Express 1951-52, Editions Publicita, Saïgon). Ce jardin était bordé par l’arroyo de l’Avalanche (qui devait son nom à la canonnière qui emprunta son cours lors de la prise de Saigon en 1859) qui se jetait dans la rivière de Saïgon à la hauteur de l’Arsenal. Ce cours d’eau apportait un peu de fraîcheur, très prisée par les promeneurs, surtout en fin d’après-midi. Il faisait bon se promener dans les larges allées ombragées, sous la pergola fleurie (voir AP3565) et de se reposer sur les nombreux bancs (voir AP3550 et AP3558) ou dans les kiosques (voir AP3563) placés le long du chemin. Ce jardin était également un parc zoologique avec des cages d’animaux, singes (voir AP0533), fauves, crocodiles (voir AP0559) et serpents, des volières (voir AP4294), et un abri pour les éléphants (voir AP0534). Au centre du jardin, un étang couvert de nénuphars (voir AP3556 et AP3562) au milieu duquel se trouvait un kiosque à musique auquel on pouvait accéder par une passerelle (voir AP1440). Enfin des champs d’expérience se trouvaient à Thi Nghé, de l’autre côté de l’arroyo de l’Avalanche que l’on traverse par un joli pont (voir AP0530 et (Voir AP3566). A l’intérieur du Jardin : – Le temple du Souvenir Annamite élevé à la mémoire des travailleurs et soldats indochinois décédés pour la France pendant la guerre de 1914-1918. De style annamite. – Le musée Blanchard de la Brosse (voir AP0473) inauguré le 1 janvier 1929. Collections remarquables des Arts d’Extrême-Orient et d’archéologie. La Société des Etudes Indochinoises, créée en 1897, y a transféré son Siège. Après 1975 il est devenu Musée National. (Comité de Rédaction) Sur le Souvenir Indochinois, voir AP0526.

Mots Clefs : Cochinchine Saïgon Vers 1905 Carte postale Musée – Société des Etudes Indochinoises