AP1428-Sallet

AP1428-Sallet

Titre : Saïgon, 1910 – Elégantes aux éventails

Notice : Carte postale coloriée n°.39 de la collection A.F. Decoly – Saïgon. Notule : Eventail Les Vietnamiens se servaient de deux sortes d’éventails. – Éventails fixes en plumes dont le grand modèle, réservé autrefois aux mandarins et personnages royaux, est encore employé dans les églises catholiques. Il était manié à deux mains. La hampe était laquée et le sujet central représentait soit un des quatre animaux symboliques, soit un paysage conventionnel en plumes, en étoffe découpée, en paillettes de mica ou en fragments de laque. – Eventails pliants en corne de buffle, ivoire ou bambou. C’est ce dernier modèle qui est le modèle courant et dont la fabrication comporte trois stades. Les bambous coupés, de longueur égale, sont refendus en lames minces et revendus aux éventaillistes. L’éventailliste homme rassemble les lames par vingt, les fixe à leur base par un fil de cuivre rivé, assouplit et ponce chaque baguette. L’éventailliste femme recouvre les lames de deux feuilles de papier mince fixées entre elles et au squelette de bois par du suc fermenté de kaki sauvage. Ce suc agglutine indissolublement toutes les parties de l’éventail. On peut encoller dans l’éventail des papiers magiques, destinés à attirer des malheurs sur la personne qui sera éventée avec l’éventail ainsi ensorcelé. A noter que l’éventail pliant est né au Japon vers le Xème siècle. (Extrait de Connaissance du Viêt Nam – Pierre Huard et Maurice Durand – Réédit. EFEO 2002)

Mots Clefs : Cochinchine Saïgon 1910 Carte postale Eventail Costume – Vêtement