AP1396-Sallet

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Titre : Hanoï, vers 1910 – Façade extérieure de la Gare

Notice : La gare est dans le prolongement du boulevard Gambetta. Elle occupe, avec ses dépendances, une longueur de 1200 m en façade longeant sur la Route Mandarine. Notule : Le programme ferroviaire de 1898 de Paul Doumer On désigne sous ce nom le vaste programme de voies ferrées mis au point dès 1896 par le gouverneur général Doumer à partir d’un projet déjà ébauché par ses prédécesseurs et dont la réalisation a comporté la construction de toutes les lignes de chemins de fer actuellement ouvertes à l’exploitation en Indochine…/… Le programme envisagé prévoyait essentiellement la création de deux grandes artères : – d’une part, une ligne de pénétration au Yunnan, destinée à drainer vers le Golfe du Tonkin le trafic de cette province chinoise ; la construction de cette ligne était rendue possible par la Convention franco-chinoise d’avril 1898 qui accordait à l’Indochine la construction d’une voie ferrée à établir entre Lao Kay et Yunnanfou ; – d’autre part, une ligne suivant la côte, destinée à réunir les divers pays de l’Union par la construction de la grande voie Transindochinoise Hanoï-Saïgon-Pnom Penh. Pour cette dernière liaison, deux parcours étaient possibles : – le premier passait par Sam Neua et rattrapait le Mékong pour le suivre. Avantages : désenclaver le Laos et le Cambodge, objets de convoitise et de pression économique du Siam ; parcours sans grandes difficultés. Inconvénients : peu d’arrière-pays et donc faiblesse du trafic à escompter ; mauvaise humeur de l’Empereur d’Annam. – le second suivait la côte. Inconvénients : parcours plus long ; difficultés techniques importantes (arêtes montagneuses, fleuves) ; menace de dégâts par les typhons. Avantages : les régions traversées sont riches et peuplées ; renforcement de l’unité du pays annamite. C’est donc le tracé côtier qui a été retenu, avec des pénétrantes est-ouest pour désenclaver le Laos et les Hauts plateaux. Le réseau, à voie métrique et unique, serait construit et exploité par l’Etat, sur fonds publics. Ce programme défendu devant le Parlement par le Gouverneur Général Doumer lui-même, fut approuvé par la loi du 25 décembre 1898. Aux termes de cette loi, la colonie était autorisée à émettre un emprunt de 200 millions de francs à 3 ½%, remboursable en 75 ans, non garanti par l’Etat français. Le montant de cet emprunt devait servir à l’exécution des lignes ci-dessous désignées : Lignes : Haiphong à Hanoï et à Lao Kay (383 km) ; Hanoï à Vinh (326 km) ; Tourane à Hué et Quang Tri (175 km) ; Saïgon-Khanh Hoa-Langbian (650 km) ; Mytho-Vinh Long-Can Tho (93 km). Soit un total de 1.627 km. L’emprunt fut réalisé en trois tranches successives (1899, 1902 et 1905) et permit de mener à bien la construction des lignes prévues, à l’exception de l’embranchement du Langbian, qui fut arrêté à Krong Pha et de la ligne My Tho – Can Tho dont l’exécution fut ajournée. Les premiers travaux furent entrepris en 1901. «  (d’après A.A. Pouyanne – Les Travaux Publics de l’Indochine – IDEO – 1926) Le plan Doumer prévoyait également des voies de pénétration vers le Laos. De ce vaste programme l’essentiel fut réalisé : – le chemin de fer de Hanoï à Lang Son, prolongé jusqu’à Dong Dang (voir AP3613) ; – le « Transindochinois », de Hanoï à Saigon (voir AP2122) ; – le chemin de fer du Yunnnan, de Haiphong à Yunnanfou (voir AP2125) ; – Le chemin de fer de Tourcham à Dalat (voir AP3495). La ligne de l’Ouest cochinchinois vers My Tho, Vinh Long, Can Tho, amorce de la voie ferrée vers Phnom Penh, ne fut réalisée que jusqu’à My Tho. Mais une voie ferrée fut construite de Phnom Penh à la frontière du Siam. Les voies de pénétration vers le Laos ne furent jamais réalisées, à l’exception de la voie de Tan Ap à la frontière du Laos (voir AP4998) (Comité de Rédaction)

Mots Clefs : Tonkin Hanoï 1910 Carte postale Gare ferroviaire Chemin de fer