AP1372-Sallet

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Titre : Hanoï, 1905 – Garde Indigène

Notice : Carte postale sans nom d’éditeur, datant d’avant 1904 (verso réservé à l’adresse) Porte d’entrée de la caserne de la Garde Indigène, boulevard Dong Khanh, à Hanoï. Ce portique, avec ses trois portes voûtées et ses deux étages en forme de pagodon, évoque une entrée de pagode. Notule : Garde Indigène de l’Indochine La Garde indigène, créée dès les premiers temps de l’occupation française, a rendu les plus grands services et l’on peut dire que, si la conquête proprement dite a été l’oeuvre de l’Armée régulière, en revanche c’est à la Garde indigène que sont dus la pacification intérieure du pays et l’anéantissement définitif des bandes armées qui pendant près de vingt ans après la signature des traités de paix, ravagèrent encore de nombreuses régions de la Colonie et tout spécialement celles voisines de la frontière de Chine. Son statut d’ensemble est actuellement fixé par un décret du 30 mai 1915, modifié le 16 Novembre 1921 et que ledit décret a autorisé le Gouverneur Général à prendre en vue d’organiser le personnel de ce corps, de répartir ses cadres français entre les divers pays où il doit être stationné, de fixer les règles relatives à l’exécution de son service, etc. Sous réserve d’exceptions lorsque la Garde indigène passe sous le commandement de l’autorité militaire, cette force de police relève des Chefs d’Administration locale sous la haute autorité du Gouverneur Général et est placée sous les ordres directs des Administrateurs Chefs de Province et des Commandants de territoire ou de leurs suppléants réguliers…/… Les effectifs actuels sont de 5.332 hommes au Tonkin, 3.135 en Annam, 2475 au Cambodge, 1.705 au Laos et 360 au Kouang-Tchéou-Wan. Les gardes indigènes sont recrutés sur place par les Administrateurs Chefs de Province, par voie d’appels ou d’engagements volontaires. Les anciens gardes indigènes peuvent, pendant les 5 ans qui suivent leur libération, être rappelés au service avec leur ancien grade si besoin urgent, par l’Administrateur Chef de Province. Attributions : 1/ En temps normal, sous l’autorité du chef de province : les opérations relatives au maintien de la sécurité intérieure : rondes, reconnaissances, colonnes de police, escortes, convois, garde des bâtiments administratifs, garde des prisonniers, police des voies de communication. 2/ Sous le commandement de l’autorité militaire. En cas de proclamation de l’état de siège, de guerre, de trouble insurrectionnel ou de tension politique, la Garde Indigène passe automatiquement sous le commandement de l’autorité militaire…/… (Extrait de « Administrations et Services publiques Indochinois » – Galembert – Le Van Tan 1931) Sur les Gardes indigènes en tenue de campagne, voir AP1628. Sur Léon Sogny, Directeur de la Sûreté et Baron d’Annam, voir AP0571.

Mots Clefs : Tonkin Hanoï 1905 Carte postale Garde Indigène – Porte Caserne – Bâtiment militaire