AP1239-Sallet

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Titre : Annam, Thua Thien, Da Bac, 1904 – Route Mandarine de Tourane à Hué

Notice : Carte postale n° 104 de la 9ème série de la collection A.Guérin. Sur la collection de cartes postales A.Guérin, voir AP1172. Da Bac est une gare de chemin de fer située entre Hué (à 35 km au nord) et Tourane (à 72 km au sud), sur le bord méridional de la lagune de Cau Hai. Notule : De la Route Mandarine à la R.C. 1  » La plus importante des routes coloniales est la route coloniale n°1 ou Route Mandarine, qui s’étend de la porte de Chine à la frontière du Siam. Cette route est la grande artère de communication terrestre joignant le nord au sud de l’Indochine et reliant entre elles les quatre capitales du Tonkin, de l’Annam, de la Cochinchine et du Cambodge. Sa longueur totale est de 2.566 km., soit un peu plus de la distance à vol d’oiseau de Paris à Moscou ou de Marseille à Alexandrie. Jusqu’à une époque encore récente (une dizaine d’années) la Route Mandarine n’avait de route que le nom ; sur quelques sections seulement elle était praticable aux pousse-pousse et aux voitures légères ; dans la majeure partie de son parcours, elle n’existait qu’à l’état de piste où seuls les piétons et les cavaliers pouvaient circuler. Elle franchissait les cols des éperons montagneux de la porte d’Annam, de Cu Mong, du Varella, par des pentes très raides suivant les lignes de plus grande pente. Le mode de locomotion normal était le palanquin et la chaise à porteurs ; les bagages étaient portés à dos de coolies et le déplacement d’un simple voyageur, avec ses bagages, prenait l’allure d’une caravane. Le transport des correspondances postales, aléatoire, difficile et long, était assuré par un service de coolies appelés « coolies tram ». C’est en 1913 que furent commencés les travaux de réfection et de mise en état carrossable de la route coloniale n°1. Depuis cette date, l’oeuvre entreprise a été continuée sans interruption. Chaque année, le Budget général consacre de six cent mille à un million de piastres à la continuation des travaux. Le profil type adopté comporte une largeur de plate-forme minima de 6 m 00 en déblai et en remblai ; le rayon des courbes n’est pas inférieur à 15 mètres ; les rampes ne dépassent pas 6 centimètres par mètre et elles n’atteignent cette limite qu’exceptionnellement ; les ponts, qui, pour la plupart, sont en béton armé, peuvent supporter une charge roulante comportant un essieu de 9 tonnes précédé et suivi d’essieux de cinq tonnes. Au 1er janvier 1925, les dépenses faites s’élevaient à 1.300.000 $00. A cette date, la route était empierrée sur 2.381 km., soit 93 % de la longueur totale. En outre, 162 km, achevés en terrassements, étaient praticables aux automobiles en saison sèche. Il ne restait plus à construire qu’un tronçon correspondant à une lacune de 23 km. environ, dans le Sud-Annam, entre Hoa Trinh et Phan Ri. Malgré cette lacune, on peut aller en automobile de la frontière de Chine à la frontière du Siam, en utilisant entre Phan Rang et Phan Thiet les routes coloniales n° 11 et 12 donnant accès au Sanatorium de Dalat. Parmi les travaux les plus intéressants exécutés sur la route coloniale n° 1, il faut citer les travaux d’élargissement du Pont Doumer qui ont permis l’établissement de deux voies charretières sur ce pont jusqu’alors utilisé pour le passage du chemin de fer seulement…/… » (A.A. Pouyanne – Les Travaux Publics de l’Indochine – IDEO – 1926)

Mots Clefs : Annam Thua Thien Da Bac 1904 Carte postale Route Mandarine