AP1146-Sallet

AP1146-Sallet

Titre : Hué, 1917 – Canons en bronze sculptés montés sur leurs affuts

Notice : A l’entrée du Palais Royal. Carte postale n°1066 de la deuxième série (1904-1915) de la collection Dieulefils. Mais le cliché est plus ancien, cette carte ayant déjà été publiée dans la première série de cette collection (1902-1905). Sur cette collection, voir AP1124. Sur la Citadelle de Hué, voir AP0032. Sur les bâtiments de la Cité Impériale de Hué, voir AP1923. Notule : Les 9 Canons-Génies Les Canons Génies, de taille monumentale, sont rangés le long du mur de la Cité impériale, à droite de la Porte Ngo Mon. Ils étaient auparavant à l’abri sous un hangar situé à ce même endroit. Ce hangar fut démoli en 1917. A noter que la photographie date des premières années du siècle. Elle a donc dû être prise avant l’érection de ce hangar et ce sont peut-être les matériaux de construction, poutres et solives, que l’on voit au premier plan de la vignette. Les Canons-Génies ont ensuite été logés dans deux hangars aux portes The Nhon et Quang Duc de part et d’autre du Cavalier du Roi.  » Gia Long, quelque temps après sa victoire définitive sur les Tay Son, donna l’ordre de fondre tous les objets en cuivre qu’on avait pris aux ennemis, et de couler neuf grands canons. Voici le passage des Annales de Gia Long qui les concerne :  » En Qui Hoi deuxième année de la période Gia Long, au printemps, à la première lune, au jour At Hoi, 31 janvier 1803, on coula neuf gros canons en bronze. Leur désignation fut tirée des quatre successions (des saisons) et des cinq éléments : le premier, le Printemps, du poids de dix-sept mille sept cents livres et plus ; le second, l’Eté, du poids de dix-sept mille deux cents livres et plus ; le troisième, l’Automne, du poids de dix-huit mille quatre cents livres et plus ; le quatrième, l’Hiver, du poids de dix-sept mille huit cents livres et plus ; le cinquième, le Bois, du poids de plus de dix-sept mille cent livres; le sixième, le Feu, du poids de plus de dix-sept mille deux cents livres ; le septième, la Terre, du poids de dix-sept mille huit cents livres et plus ; le huitième, le Métal, pesant plus de dix-sept mille six cents livres ; le neuvième, l’Eau, du poids de plus de dix-sept mille deux cents livres. Dès que les ouvriers eurent terminé le travail, on grava une inscription pour perpétuer le souvenir du fait. «  Les Canons-Génies se ressemblent tous. Seul leur poids diffère…/… Le nom de chaque canon est gravé à l’arrière, sur le bouton de la culasse : ce caractère est recouvert d’une couche de laque, ce qui le rend constamment brillant. Sur le dessus du canon, en caractères sigillaires, on peut lire une autre inscription. Puis, un peu plus bas, le titre de noblesse des Génies : « Suprême Commandant d’armée, dont la Majesté est égale à celle des Génies, à qui rien ne résiste, 15e année de Gia Long, jour et mois favorables de Binh Ti « …/… Les Canons-Génies ne devaient jamais partir en guerre. Ils étaient les gardiens suprêmes du royaume et devaient rester à la Cour. Lorsque les troupes étaient victorieuses, les Canons-Génies recevaient de nombreuses offrandes. Lorsque la bataille était perdue, c’était d’autres canons qui recevaient un blâme et qui étaient rétrogradés. Car s’il n’y eut que neuf Canons sacrés Génies, il y eut également neuf autres canons, coulés sur le même modèle que les Canons-Génies, et qui avaient reçu des brevets, parfois honorables. Ces canons, de même taille que les Canons-Génies, étaient seuls responsables de la perte des batailles. (E. Le Bris – Extrait d’un article consacré aux « Canons-Génies du Palais de Hué » dans le BAVH de l’année 1914)

Mots Clefs : Annam Thua Thien Hué 1917 Carte postale Citadelle – Canon