AP1081-Cosserat-Maurice

AP1081-Cosserat-Maurice

Titre : Hué, 1942 – S.M. Bao Dai décore des professeurs

Notice : Décorations remises à l’occasion de la Fête de Jeanne d’Arc. De g. àd. R.P. Larouche, M. Martin, M. Cosserat, Frère Dominy. (D’après Henri Cosserat). Notule : Scolarisation à Hué en 1942 « …/…L’école Jeanne D’Arc, à cent cinquante mètres de là, était tenue par les soeurs de Saint-Vincent-de-Paul. Elles dirigeaient en plus un dispensaire. L’école primaire était mixte, le collège était réservé aux filles, pensionnaires pour la plupart. Les broussards pouvaient donc sans crainte y mettre leur fille en pension pour suivre les classes secondaires. Pour les garçons français, il n’y avait que « la Providence » (voir AP0770), un collège catholique privé qui remplissait les mêmes fonctions, ainsi que l’école Pellerin (voir AP0045). Bien plus tard, le lycée Khai Dinh, un lycée qui n’était jusque là ouvert qu’aux Annamites, dès la deuxième guerre mondiale, ouvrit à partir de la sixième, des classes mixtes laïques. « Riquet » (Henri) Cosserat, qui enseignait aux Annamites les Sciences Naturelles dans ce lycée, vit son cours suivi par les Français, garçons et filles (voir AP1022 et 1023). L’école Pratique Industrielle, le long de l’avenue Khai Dinh, comme la Providence, et non loin de celle-ci, enseignait un métier dans la mécanique, la forge, la menuiserie, à des pensionnaires et des externes. Il était dirigé par monsieur Aude, ingénieur de l’école d’Electricité de Grenoble puis par monsieur Abgrall, un « Gad’zart ». Monsieur Meuton, père de mon camarade de classe, Jean , y enseignait aussi. En 1937, j’avais huit ans, je faisais mon trajet aller-retour par la rue Reynhard, derrière les lycées annamites des garçons, Khai Dinh, des filles, Dong Khan, la prison, l’hôpital, une zone résidentielle jusqu’à Chaffanjon. Chaffanjon était venu s’installer en 1936 pour concurrencer Morin en alimentation et il le faisait très bien ; puis on arrivait à la poste et l’Ecole française était en face à l’angle de la place. Cela faisait en gros un kilomètre de chez moi. Cam, le coolie-pousse de la maison me transportait, puis, plus tard après moi, ma soeur, sur ce trajet avec un sérieux et une efficacité louables jamais en retard, jamais imprudent, jamais malade, jamais un seul problème, qu’il fasse beau, sous le vent, sous la pluie, toujours à l’heure, une conduite exemplaire. Je l’aimais beaucoup et me suis toujours bien conduit avec lui. Dieu sait s’il a été patient avec moi ! «  (D’après Jacques Desmarets) Sur S.M. Bao Daï, voir AP0749.

Mots Clefs : Annam Thua Thien Hué 1942 – Mai Enseignement Décoration